#COVID19 : La courbe continue de grimper!

Malgré la stabilité apparente entre le nombre de cas positifs et le nombre de guéris au Cameroun, il reste que l’épidémie n’est pas encore passée.

Avec ses 18 042 cas positifs pour 16 094 guéris, le Cameroun peut sans risque se considérer comme l’un des pays africains qui répond aux normes de la phase dite de stabilisation. Même s’il faut rappeler que le virus n’est pas encore anéanti.

En effet, le coronavirus continue de faire son bout de chemin par petit bonds au sein des communautés du pays. C’est en tout cas ce que rappelle le Dr George Mballe, coordonnateur du Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique. C’était lors du point quotidien Covid de ce 06 août 2020.
D’après lui, malgré l’enregistrement de moins en moins important des cas positifs, il est important de rappeler qu’à ce jour, le Cameroun a traversé la barre de 18 000.

Heureusement grâce aux protocoles de soins proposés par les professionnels du Minsanté et d’ailleurs, 16 094 patients ont recouvré la santé. Malheureusement, le nombre de morts est désormais porté à 395, soit 8 de plus que ce vendredi 31 juillet 2020.

Les centres de prises en charge

Et alors que le plan de riposte est à sa troisième phase, avec le lancement de la campagne de testing mobile qui a permis à 3 431 personnes de se faire tester, 112 cas ont été positifs. Ce qui laisse entrevoir la faible létalité, expliquant aussi la faible sollicitation des centres de prises en charge agrées.

Et pourtant, le Dr George Etoundi Mballa insiste : « l’épidémie n’est pas vaincue ». C’est la raison pour laquelle il invite au test massif afin de retirer des communautés les personnes à risques et de les prendre en charge dans les espaces agrées.

Dans une analyse qu’il a faite sur la question, il revient sur les nombreux cas positifs asymptomatiques qui hésitent encore à se faire prendre en charge dans les centres Covid pour se lancer dans l’automédication.

Pourtant, le gouvernement a consenti des efforts importants pour la formation des professionnels, la réhabilitation de nombreux espaces, la prise en charge totalement gratuite, etc., a expliqué le Directeur de la lutte.
« Comment comprendre cette persistance à l’automédication sauvage. Cette auto prescription de cocktails d’antibiotiques, d’antipaludéens au moindre symptôme évocateur de la maladie. Rappelons que ces médicaments ne sont pas dénués d’effets secondaires qui peuvent être dangereux ».
« Soyons prudents à tous ces médicaments miracles qui nous sont proposés à tout vent » va conclure ce membre du comité scientifique.

Jeanne Ngo Nlend

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