Le baccalauréat tchadien fait encore courir

Plus de 1000 élèves camerounais se rendent depuis vendredi à Ndjamena pour passer les épreuves du baccalauréat tchadien qui débutent ce lundi 17 août.


Il a fallu une autorisation spéciale du gouvernement tchadien pour l’entrée des élèves camerounais. Le Tchad lève à titre spécial la mesure de fermeture de frontières. Ndjamena répond ainsi favorablement à une demande formulée par l’ambassade du Cameroun. L’ambassade gérait la pression du millier de candidats inscrits pour la session 2020 du baccalauréat tchadien. Vendredi en fin d’après-midi, près de 300 jeunes camerounais avaient déjà passé la frontière. Les autres candidats camerounais convergent donc tous ce weekend vers Kousseri pour rallier Ndjamena. Partis de Yaoundé, de Douala et des villes septentrionales, ils doivent rejoindre Ndjamena au plus tard ce dimanche.

A l’assaut du baccalauréat tchadien

La pandémie de COVID-19 impose cette année une première épreuve aux candidats. A la traversée du pont Nguéli, il faut se soumettre notamment à la prise de température et au test PCR. L’Office tchadien des examens et concours a décidé de l’alternance des jours de composition par série. Pour le premier jour lundi, les candidats des séries scientifiques vont composer. Ceux des séries littéraires passent leur première épreuve le mardi, et ainsi de suite. Le séjour au Tchad devrait donc s’allonger au-delà d’une semaine pour ces touristes scolaires. Le Tchad a également multiplié les centres d’examen pour faire respecter la distanciation sociale.

L’intégration par l’éducation

A la fin du mois de mai, le Cameroun avait aussi accordé une autorisation spéciale aux étudiants tchadiens. Ces derniers ont pu regagner le Cameroun pour la reprise des cours dans les universités camerounaises de Maroua et de Ngaoundéré le 1er juin dernier.

Malgré une résolution des Etats généraux de l’éducation, l’Etat Camerounais maintient l’obtention du Probatoire comme préalable pour présenter le baccalauréat. Plusieurs camerounais soucieux d’éviter cet obstacle se tournent ainsi chaque année vers le baccalauréat tchadien. Bien qu’en baisse d’intensité, la ruée vers le baccalauréat tchadien se poursuit, illustrant une intégration entre les deux pays voisins.

Elvis Mbimba

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.