Magistrature: le Common Law rejoint les rangs

Le chef de l’Etat, Paul Biya et  président du Conseil supérieur de la magistrature, l’a traduit dans les actes, après les travaux de la session dudit Conseil qu’il a présidés le 10 août 2020 au Palais de l’unité.
La session du Conseil supérieur de la magistrature  a porté des fruits immédiats. Le corps de la magistrature est désormais rajeuni. L’entrée en scène de la section Common Law, promotion 2017 de l’Ecole nationale de l’Administration et de la magistrature (Enam), concrétise l’engagement du président Paul Biya à répondre aux attentes des magistrats de la branche anglo-saxonne.
Après deux ans de formation au sein de la section Common Law de l’Enam, les nouveaux auditeurs de justice viennent étoffer le corps de la magistrature au Cameroun. Cette mesure renforce le respect d’une tradition juridique spécifique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest Cameroun.
Des revendications à la réalité
Historique. Une femme à la tête du Tribunal criminel spécial (TCS). Âgée de 58 ans, la pionnière, juge d’expression anglaise, Annie Noëlle Bahounoui Batende au parcours impressionnant, est connue pour sa qualité de juge redoutable. Celle qui était vice-présidente du TCS, jusqu’à sa nomination, remplace Emmanuel Njdere, magistrat hors hiérarchie aux commandes depuis juin 2017. Il devient avocat général à la Cour Suprême.
 En sa qualité de premier magistrat, le chef de l’État a également procédé au réaménagement à la Cour Suprême.  Ainsi, Joseph Fongang Fonkwe  un autre Camerounais d’expression anglaise, est nommé à la tête  de la chambre administrative de la Cour Suprême. Juge futé et rigoureux lui aussi, il était jusqu’à cette promotion, premier avocat général à la Cour Suprême.
Directives du chef de l’État
En tant que président du Conseil supérieur de la magistrature, Paul Biya a rappelé aux anciens et nouveaux membres, le respect de certaines dispositions constitutionnelles. Ainsi, ils doivent s’acquitter de leur mission « avec finesse, objectivité et mesure ». Ils pourront ainsi promouvoir une « justice crédible, fidèle à ses principes, disposant d’un personnel compétent et apprécié de nos concitoyens ».
En tant que garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, le président de la République appelle en définitive à la hauteur d’esprit des juges.

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