TCS : Une dame à la présidence

Annie Noèlle Bahounoui Batende est la nouvelle présidente du Tribunal Criminel Spécial, TCS. De nouveaux hommes arrivent à la tête des chambres de la Cour Suprême.

 

Annie Noelle Bahounoui Batende bénéficie déjà d’une réputation de juge redoutable au sein de l’opinion. Elle avait rejoint le TCS dès sa création en 2012, dans l’équipe des premiers juges d’instruction. Elle fait notamment incarcérer un membre du gouvernement alors qu’il était en fonction. Depuis lors, elle n’a plus quitté depuis cette juridiction spéciale. En 2017, elle devient vice-présidente alors qu’on renouvelle l’essentiel de l’effectif . Elle a aussi géré des dossiers qui ont attiré l’attention des médias.  Hier lundi, elle a atteint le sommet de la carrière de tout magistrat:  magistrat hors hiérarchie 1er groupe. Elle a été étudié le droit jusqu’au DESS à Paris en France, avant de rejoindre l’ENAM au sein de la promotion sortie en 1990. Âgée de 58 ans, elle cumule donc trois décennies d’exercice dans ce métier.

Le TCS touché, quid de la Cour Suprême ?

Un autre camerounais d’expression anglaise dirigera de la chambre administrative de la Cour Suprême. Il s’agit de Joseph Fongang Fonkwe, ancien secrétaire général du ministère de la justice. Daniel Ndoumbe Eteki est confirmé à la tête de la chambre administrative. Il assumait l’intérim depuis le décès de André Belombe. A la chambre des comptes par contre, le remplaçant de Marc Ateba Ombala s’appelle Yap Abdou. Premier avocat général à la Cour Suprême jusqu’à hier, Yap Abdou a surtout été le premier président du Tribunal Criminel Spécial. Le parquet général de la Cour suprême accueille plusieurs ex procureurs généraux des cours d’appel. On y accueille aussi l’ancienne DAG Marie Noah Ebella et l’ancien président du TCS Emmanuel Ndjere. Mais les deux grands dirigeants de la Cour Suprême (le Président et le Procureur général) restent en poste.

Au ministère de la justice

Des hommes d’expériences deviennent conseillers techniques . Il y a l’ex président de la chambre judiciaire Epuli Mathias Aloh et  l’ex ministre de la fonction publique Ange Michel Angouing. D’autres magistrats ont déjà connu pareille reconversion après l’expérience gouvernementale. Il s’agit de Lucy Gwanmessia, ex ministre du contrôle supérieur de l’Etat (1997-2000) et Hillman Egbe Achuo, ex ministre de l’environnement et des forêts (2004 – 2006). Le vaste mouvement touche aussi l’inspection générale des services judiciaires. Marie Rose Rosalie Mbarga hérite donc de la fonction longtemps incarnée par la regrettée Josette Essomba. Idem pour Joseph Nkeng promu directeur des affaires non répressives en remplacement du défunt Michel Mahouve. Il y a aussi de nouveaux directeurs aux affaires générales, aux droits de l’homme et au Centre de documentation.

Elvis Mbimba

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