Affaire Stéphanie Djomo: ce n’était qu’une fiction

L’auteure d’un faux témoignage sur de prétendues atrocités subies dans le Sud-Ouest a finalement retrouvé les siens après avoir été libérée sous caution.

Elle s’était présentée le 3 Novembre dernier, soit quelques jours seulement après le massacre de Kumba sur le plateau d’une émission de la chaîne Équinoxe Tv, comme une victime ayant perdu deux enfants dans cette même ville quatre ans auparavant.

Retour sur les faits

C’est une scène chaotique que décrivait alors cette dame vêtue de noir devant les caméras. Dans un récit entrecoupé de sanglots, elle fait part de l’expérience traumatisante vécue avec ses jumelles dans ce qu’il est convenu d’appeler une “zone de guerre”. “On traversait sur les corps des hommes en tenue”, ou encore “Il fallait ramper dans la forêt”, et même “Les eaux que nous buvions, nous ne savions pas de quelle eau il s’agissait”, sont autant d’exemples brandis aux yeux du monde entier.
La “pauvre dame” qui suscite alors de la pitié, finira, selon son récit, à perdre ses deux filles à l’intervalle de 3 jours seulement, avant de les “enterrer” de façon tout à fait sommaire.

Découverte de la vérité

Vérification faite, ce témoignage pour le moins poignant, s’avère être un tissu de mensonges cousu de toutes pièces. L’affabulatrice est alors interpellée pour ce qui n’est autre que de la manipulation, un véritable cas de flagrant délit de propagation de fausses nouvelles dont l’objectif avoué est de ternir l’image du Cameroun.

Confrontée à la réalité, elle finit par passer aux aveux: “Je voulais apporter ma contribution à demander la paix. J’ai rejoint un groupe qui pleure les enfants du Noso”. Puis sur les circonstances de ces fausses révélations, “Nous avons fait des sorties où on a pleuré dans plusieurs carrefours, jusqu’au jour où on nous annonce qu’on devait se retrouver à Équinoxe. C’est comme ça que je me retrouve sur le plateau d’Équinoxe et je partage cette histoire qui n’est pas vraie”.

Après cette amende honorable, l’intéressée a pu regagner son domicile, s’engageant à répondre à toutes les convocations éventuelles des autorités judiciaires.

Aline Nguini

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