Le gouvernement du 2 mars : ce qu’il faut retenir

Le gouvernement du 2 mars 2018 est marqué par six départs. Il y a aussi  neuf personnalités qui font leur entrée dans le gouvernement. Enfin dix personnalités changent simplement de fonction dans cette équipe du Premier ministre Philémon Yang. La rédaction web de la CRTV propose quelques pistes de lecture pour comprendre cette réaménagement.

Le fait majeur

1- Le gouvernement du 2 mars 2018 compte un département ministériel entièrement consacré à la décentralisation. C’est le ministère de la décentralisation et du développement local. Le parachèvement du processus de décentralisation est réclamé dans les quatre coins du pays. Le ministère est confié à Georges Elanga Obam, passionné de cette question. Cet administrateur civil principal était conseiller technique dans les services du Premier ministre. Il assurait notamment la coordination du secrétariat technique du comité de suivi du plan d’urgence.

La touche historique

2- Le nombre de titulaires de portefeuille parmi les ressortissants des régions du Nord Ouest et du Sud Ouest est en hausse. Pour la première fois un camerounais originaire de ces régions dites anglophones est nommé ministre de l’administration territoriale (ministère régalien) ou ministre des enseignements secondaires (l’une des plus grosses enveloppes budgétaires parmi les départements ministériels). Trois personnalités d’expression anglaise (Nalova Lyonga, Felix Mbayu et Paul Tasong) intègrent donc le gouvernement du 2 mars 2018 contre une seule sortie (Ngole Philip Ngwese).

Les femmes du gouvernement du 2 mars 2018

3- A la veille de la journée internationale de la femme, le nombre de femmes dans l’équipe gouvernementale augmente.  Le gouvernement du 2 mars 2018 compte une femme de plus que le précédent . Les dix dames de l’ancienne équipe ont conservé leurs positions. L’ancienne Vice Chancellor de l’université de Buea, professeur titulaire de littérature anglaise, hérite du sensible ministère des enseignements secondaires. C’est la première fois que cette fonction est confiée à une dame. La formation scolaire des jeunes camerounais est désormais entièrement confiée aux dames.

Des grands départs de ce 2 mars

4- On enregistre six départs dans ce gouvernement du 2 mars 2018. Les plus significatifs sont ceux de anciens directeurs du cabinet civil à la présidence de la République. Martin Bélinga Eboutou et Edgar Alain Mebe Ngo’o.  Le diplomate Belinga Eboutou a deux fois occupé le poste de directeur du cabinet civil. L’ancien préfet Mebe Ngo’o a également été délégué général à la sûreté nationale, ministre à la défense puis aux transports. Basile Atangana Kouna, Philip Ngole Ngwese, Jean Baptiste Bokam et Louis Ayina Ohandja quittent aussi le gouvernement.

Le respect des équilibres géographiques

5- On note aussi un renforcement des équilibres habituels des équipes gouvernementales. Certaines unités administratives qui n’avaient plus eu ces derniers temps de fils dans le gouvernement se retrouvent désormais dans la répartition des postes. On peut ainsi citer les cas de la Boumba et Ngoko (Armand Ndjodom) et le Fako (Nalova Lyonga). Alors que pour le cas de Paul Tasong, il est plutôt indiqué de parler d’une première pour le jeune département du Lebialem. Cette alchimie montre bien la volonté de faire participer les camerounais de toutes les origines à la gestion de leur pays.

Le fait politique

6- La confiance renouvelée du Chef de l’État à l’endroit de son Premier Ministre est significative. Philémon Yang reste ainsi à la tête du gouvernement du 2 mars 2018. Ce fils du Bui (Nord Ouest) est effectivement en poste depuis le 29 juin 2009.  Ce magistrat de formation, cumule huit ans de présence continu comme capitaine de l’équipe gouvernementale. Il s’est impliqué de manière personnelle dans la recherche des solutions à la crise socio-politique dans les régions du Nord Ouest et du Sud Ouest.

Elvis Mbimba

2 pensées sur “Le gouvernement du 2 mars : ce qu’il faut retenir

  • 4 juin 2018 à 10 h 35 min
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    Nous aimerions connaître l’organisation complète du Ministère de la Décentralisation et du Développement local qui pour nous les Ruraux semble capital, ex. Exploitation des ZONES ECONOMIQUES et autres HIMO.

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    • 4 juin 2018 à 12 h 52 min
      Permalink

      Merci. Votre question est prise en compte.

      Répondre

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