Armes : la suspension des armureries étendue

Elle concerne désormais toutes les régions du pays. L’annonce a été faite par le ministre de l’Administration territoriale. C’était le 27 avril à Yaoundé lors d’une réunion avec les armuriers sur la circulation illégale des armes et des munitions au Cameroun.

La rencontre de ce vendredi, entre le ministre de l’Administration territoriale et les armuriers, vise à mettre un terme à la circulation non maitrisée d’armes et de munitions. Paul Atanga Nji a expliqué à ces armuriers les mesures prises par le gouvernement par rapport à la vente illicite des armes et des munitions au Cameroun. En effet, sur instructions du président de la République Paul Biya, le ministre leur a martelé qu’ils doivent prendre leur responsabilité. Car cela constitue une grave menace à la stabilité du pays.

En rappel, dans un communiqué signé le 4 avril dernier, le ministre de l’Administration territoriale avait fait un rappel à l’ordre sur cette question. Paul Atanga Nji avait décidé alors de la fermer les armureries dans six régions du Cameroun. Il s’agit du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, de l’Ouest, du Littoral, le Centre et l’Adamaoua. Désormais, cette mesure conservatoire concerne toutes les dix régions du Cameroun. Au regard du contexte sécuritaire de l’heure, le gouvernement entend mettre les bouchées doubles pour parer à toute éventualité.

Statistiques

Selon les chiffres communiqués par Paul Atanga Nji, moins de 3800 autorisations de vente d’armes ont été délivrées. Mais plus de 27 000 armes sont en circulation. Pour le ministre de l’Administration territoriale, les indices de complicité entre les vendeurs et les bandits de grand chemin sont aussi concordants. Il a fait savoir aux armuriers que face à cette prolifération, l’État a pris toutes ses responsabilités.

Au-delà de l’autorisation de vente d’armes, chaque détenteur devra dorénavant prendre un engagement individuel. Ce qui le tiendra pénalement responsable devant la loi. Aussi, un fichier numérique de chaque armurerie doit être adressé de manière systématique au ministre de l’Administration territoriale. Il comporte des informations sur les clients, le nombre d’armes et de munitions vendues. Cela va permettre au gouvernement de faire un meilleur suivi de cette activité complexe.

Dieudonné Zra

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