Patrimoine culturel : l’inventaire est relancé

Le ministre des Arts et de la Culture a procédé à Bertoua au lancement officiel de la formation des enquêteurs. Ils vont  recenser le patrimoine culturel des régions de l’Adamaoua et de l’Est. 

Identifier, documenter les différents types de patrimoines matériels et immatériels. Voici la principale mission des enquêteurs en formation depuis jeudi dernier. Ils se déploieront bientôt sur le terrain, dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua. Il s’agira notamment de recenser les lieux mythiques, techniques et savoir-faire, architecture, pharmacopée, danses…

C’est le ministre des Arts et de la Culture (Minac), Narcisse Mouelle Kombi, qui a officiellement lancé leur formation à Bertoua. « Dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, les eaux du patrimoine culturel camerounais coulent en abondance. D’où cet inventaire général dans ces régions », affirme le Minac. Présents à la cérémonie de lancement, le Gouverneur de la région de l’Est Grégoire Mvongo, mais aussi des chefs traditionnels de l’Adamaoua et de l’Est.

L’inventaire du patrimoine culturel est une mission de souveraineté de l’Etat. Il est régi par la loi, mais aussi certaines conventions de l’Unesco.

Conserver l’héritage

Pour mieux mettre en valeur le patrimoine culturel camerounais, il faut le maîtriser. Ces traditions, us, recettes et autres, doivent être conservés afin de ne pas être noyés par le courant de la modernité.

C’est ainsi qu’en 2013, le premier recensement-pilote démarre. Il s’agissait ici d’une énumération des sites et monuments culturels des dix régions du pays. L’inventaire du patrimoine immatériel débute en 2015 dans la région du Sud, et s’étend à 2016. Viennent ensuite les régions du Nord-ouest et du Littoral, en 2016. Et en 2017, les régions du Centre et de l’Ouest. La quatrième vague du recensement concernera donc l’Adamaoua et l’Est. Actuellement, le fichier central du patrimoine culturel du Minac compte plus de 600  biens.

Vanessa Onana

 

 

 

 

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