Présidentielle 2018: contenu des 18 requêtes enregistrées pour le contentieux

Les requérants de ces requêtes remettent en cause la crédibilité scrutin du 07 octobre dernier et exigent son annulation partielle voire totale au Cameroun et au sein de la diaspora.

Les premières requêtes déposées au Conseil constitutionnel sollicitent l’annulation totale et la reprogrammation de la Présidentielle 2018. En effet, les 14 recours de Bertin Kisop, candidat recalé et incarcéré à la prison centrale de Yaoundé, accuse le RDPC d’être en « complicité avec Elecam et le Conseil constitutionnel pour la réélection du président sortant Paul Biya. » Ainsi, il exige l’invalidation du scrutin du 7 octobre 2018 dans toutes les régions du Cameroun et au niveau de la diaspora.

C’est aussi le souhait du Rev. Rigobert Aminou Gabanmidanha. Cet autre candidat recalé demande la « reprogrammation de l’élection du président de la République du 07 octobre 2018 ». Car, il dit n’avoir pu voter alors qu’il possède une carte d’électeur à cause de « l’injustice d’Elecam », instance en charge de l’organisation de l’élection.

Contenu des trois dernières requêtes

Les trois requêtes déposées hier peu avant minuit au Conseil constitutionnel, sont de Cabral Libii du parti UNIVERS, Joshua Osih du SDF et Maurice Kamto du MRC. Alors que les deux premiers exigent l’annulation totale du scrutin du 07 octobre, Maurice Kamto demande l’invalidation partielle. Ce dernier veut l’annulation des votes dans les bureaux du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, de l’Adamaoua, du Nord, de l’Extrême-Nord, de l’Est et du Sud. Principaux motifs avancé : l’insécurité dans les régions anglophones.

Concernant d’autres régions, le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun soutient que « sa campagne a été émaillée par de nombreuses irrégularités ». Cela du fait de l’administration et d’Elections Cameroon» relève-t-il. En plus, ce candidat fustige le non retrait d’Akere Muna de la course à la Présidentielle.

Cabral et Osih

Ce candidat veut l’annulation totale de l’élection du 07 octobre dernier. Pour lui, « l’élection se caractérise par de nombreuses fraudes et irrégularités tant sur le plan national qu’international ». Selon le requérant, cette élection n’a été « ni libre, ni crédible, ni démocratique, ni transparente». Aussi le candidat du SDF abonde-t-il dans le même sens en sollicitant « l’invalidation totale » de la Présidentielle 2018. Car, « le scrutin a été émaillé d’irrégularités qui mettent à mal l’unité nationale » souligne Joshua Osih.

Toutes choses qui ne militent pas en faveur de la « sincérité du scrutin et de la crédibilité des résultats » avance-t-il. Cette annulation est conforme aux dispositions de l’article 132 du Code électoral rappelle le candidat du SDF. Désormais, il appartient au Conseil constitutionnel de trancher dans un délai de 15 jours. Et, sa décision ne fera l’objet d’aucune autre recours, renseigne l’article 136 du Code électoral.

@Dieudonné Zra

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.