Elecam: moins de 6000 nouveaux inscrits

Alors que les inscriptions sur les listes électorales pour le compte de l’année 2020 s’achèvent le 31 août 2020, Elections Cameroon ( Elecam) explique ce faible engouement par la présence du Coronavirus dans le pays.

 

 

Ça piétine dans les antennes et points d’inscription Elecam.  Seulement quelques 5000 inscrits depuis le 9 avril 2020 au lendemain des élections législatives et municipales de février 2020.

Du point de vue des analystes politiques et même de l’instance chargée de l’organisation des élections au Cameroun, ce chiffre est loin de combler les attentes. Dès lors, l’opinion publique et la classe politique se posent des questions quant aux causes profondes du faible taux d’inscription sur les listes électorales en cette année, pourtant riche en scrutins et aux enjeux indéniables. À la même période en 2019, Elecam enregistrait 433 873 nouveaux inscrits.

Explications d’Elecam

Pour le directeur général d’Elections Cameroon, Erik Essousse, la pandémie de la Covid-19 marquée par l’instauration des mesures barrières a largement impacté ce faible taux de mobilisation de potentiels électeurs. Il évoque également le début tardif des inscriptions à cause du double scrutin législatif municipal suivi des partielles dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.
«Nous avons commencé les inscriptions en avril à cause du double scrutin municipal et législatif, suivi des partielles», a-t-il indiqué.

En plus, le Coronavirus n’a pas permis à Elecam et aux populations de se mobiliser pour des inscriptions conséquentes » a-t-il déploré.

Selon d’autres observateurs, l’on assiste au Cameroun de plus en plus à un manque d’intérêt pour la chose politique, perçue comme des « promesses fallacieuses ».

Amélioration des chiffres en vue ?

À présent, la chute de la courbe de propagation de la pandémie suscite de l’espoir à Elections Cameroon qui espère une amélioration substantielle du taux d’inscription d’ici le 31 août 2020. D’après Erik Essousse, il n’y a pas « une grande inquiétude à se faire, puisque les élections régionales annoncées disposent d’un collège électoral restreint ».

Par ailleurs, l’instance appelle à une implication effective des acteurs du processus. Par exemple, en vulgarisant des séminaires de sensibilisation sur la culture politique, l’engagement citoyen et l’importance d’aller voter ou d’opérer un choix réfléchi. Cela s’appelle mieux participer à la gestion des affaires de la cité et donc au développement de son pays.

@Dieudonné Zra

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