Explosion d’une bombe artisanale à Nsam

L’incident qui a eu lieu dans un bar situé au lieu dit carrefour colombia a fait un mort et plusieurs blessés.

 

Il est juste 21h, ce 1er novembre 2020 lorsque qu’un grand bruit se fait entendre au quartier Nsam à Yaoundé. Passée la surprise, les populations se ruent hors de leurs habitations pour localiser la source du bruit. Une grande fumée est dans l’air. Impossible de se mouvoir correctement au lieu dit carrefour Colombia. Des cris, des pleurs et des mouvements de personnes qui essaient de sauver leurs vies.

On essaie aussi de sauver quelques biens matériels et d’avertir par la même occasion, les forces de défense et de sécurité. Elles arrivent immédiatement et tout se suite, le périmètre est quadrillé.

Les mouvement sont restreints et les populations sont appelées à rester chez elles.

 

L’origine du bruit

Après recoupement, les populations sont informées qu’il s’agit d’une bombe artisanale qui a ciblé un snack-bar en pleine activité.

La déflagration fait sur le coup, plusieurs blessés graves. Une dame, visiblement serveuse dans l’établissement de loisirs est brûlée, au 3e degré visiblement. Une vidéo qui circule aussitôt sur les réseaux sociaux fait voir la gravité de ses blessures. Elle serait décédée quelques heures plus tard.

Militaires, gendarmes et policiers sont mobilisés, et en état d’alerte maximale.

 

Des suspects appréhendés

Le temps de prendre conscience de la situation, deux individus, présumés responsables de l’explosion essaient de prendre la fuite sur une moto. Ils seront stoppés net par les FDS et les populations qui aideront à les saisir. Deux jeunes hommes dans la vingtaine, d’après leur faciès. Ils seront interpellés et placés en garde à vue. Deux habitants du quartier apparemment, quand on sait d’après les témoignages du voisinage que la mère d’un des suspects aura demandé en larmes la clémence des FDS et de la population.

La circulation restera coupée entre les carrefours Columbia et Nsam, dans le 3ème Arrondissement de Yaoundé. Question de rassurer les populations qui sont dans la panique et la peur. “Nous ne sommes en sécurité nulle part. C’est Dieu qui nous protège”, se lamente une mère d’enfants.

Les quelques établissements et domiciles encore ouverts à cette heure de la nuit fermeront les portes. Sécurité ou panique, on ne saura jamais.

À l’heure où cet article est publié, la circulation a été rétablie mais la vigilance reste de mise. Les populations sont invitées à rester vigilantes et à limiter les mouvements à des heures tardives.

 

Danielle Mouadoume B.

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