#Régionales2020: comment financer la campagne?

Depuis le 24 novembre, les responsables des partis politiques répondant aux critères de la loi électorale, passent à la caisse pour toucher la première tranche de la dotation de 175 millions de Fcfa.

 

Le financement des partis politiques est encadrée par l’article 285 du Code électoral. Ce texte précise dans le cas des élections des députés, des sénateurs, des conseillers régionaux ou des conseillers municipaux, les fonds publics destinés au financement des campagnes électorales sont répartis en deux tranches d’égal montant aux partis politiques qui participent à ces élections. Les fonds sont répartis ainsi qu’il suit :
– la première tranche est servie, après la publication des listes de candidats, à tous les partis politiques au prorata des listes présentées et acceptées dans les différentes circonscriptions électorales ;
– la seconde tranche est servie, après la proclamation des résultats, aux partis proportionnellement au nombre de sièges obtenus. Ici, seuls les candidats ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés, sont éligibles.

Modalités de répartition

Les partis politiques en lice se répartissent les 175 millions de Fcfa de la première tranche, disponible depuis le 24 novembre. Selon la loi électorale, le ministre de l’Administration territoriale procède au prorata, en fonction des listes acceptées dans les différentes circonscriptions électorales. Pour l’heure rien ne filtre du montant reçu par chaque formation politique. Néanmoins au regard de leur poids politique, le #RDPC, le #PCRN, l’#UNDP et l’#UDC auront des enveloppes consistantes.
Quant à la seconde tranche, est décaissée, après la proclamation des résultats, aux partis proportionnellement au nombre de sièges obtenus. En rappel, la répartition s’applique de manière proportionnelle au nombre de sièges respectifs.

Qu’en est-il du commandement traditionnel?

Le Code électoral ne fait pas mention de cette catégorie d’acteurs en matière de financement de campagne électorale. Ainsi, les chefs traditionnels candidats ne bénéficient des fonds pour leur campagne. D’après une source au ministère de l’Administration territoriale, « une réflexion est en cours pour pallier ce qu’on pourrait appeler de l’injustice ».

La loi n’ayant rien prévu, les chefs traditionnels en lice, mettent eux-mêmes à la main à la poche pour séduire de potentiels électeurs.
Ces élections régionales donneront peut-être l’occasion de se pencher sur ce « vide » du Code électoral.

@Dieudonné Zra

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