#BiyaSpeech: atteindre un taux de croissance de 8%

Malgré l’impact de la pandémie du Coronavirus sur l’économie, le chef de l’Etat dans son traditionnel discours à la nation ce 31 décembre 2020, se veut optimiste pour l’atteinte de cet objectif.

 

Un rituel républicain riche en annonces et perspectives prometteuses. Le message du chef de l’Etat à la nation ce jeudi fait un tour d’horizon de la vie sanitaire, sécuritaire, politique et économique du Cameroun. Selon le président de la République, «l’année 2020 restera certainement dans les mémoires comme une année sombre ».
Mais pour Paul Biya, le pays ne doit pas fléchir, il y a des raisons d’être optimiste au regard de la résilience dont font montre les pouvoirs publics et les populations face aux crises multiformes.

Respect des mesures barrières

C’est par là que le président de la République amorce son discours à la nation. Depuis mars 2020 que le Cameroun a enregistré son premier cas de Covid19 à ce jour, des centaines de personnes ont été arrachées à la vie. En général, c’est à cause du relâchement des mesures barrières édictées par le gouvernement. Avec une deuxième vague de l’épidémie, couplée à l’apparition d’une nouvelle souche du virus plus contagieuse, le chef de l’État en appelle à la responsabilité de tous. « Je vous exhorte de nouveau à porter vos masques, à vous laver régulièrement les mains et à faire appel à un médecin ou à tout autre personnel de santé au cas où des symptômes apparaissent » martèle Paul Biya.
« Je saisis cette occasion pour saluer de nouveau le dévouement de nos médecins, infirmiers et, de façon générale, de notre personnel de santé, grâce auquel de nombreuses vies ont pu être sauvées et continuent de l’être » a-t-il ajouté.

Situation du Nord-ouest et Sud-ouest

Le chef de l’État ne lésine pas sur les moyens et l’application de la loi en vigueur lorsqu’il s’agit de protéger les droits humains, assurer la sécurité des personnes et des biens. Ainsi, pour le cas des tueries ignobles des 07 apprenants à #Kumba, Paul Biya déclare que: « Ces crimes ne seront pas impunis. Les soi-disant sécessionnistes sont en réalité des assassins. Tous ceux qui, au terme des enquêtes, seront identifiés comme donneurs d’ordres ou complices de ces crimes odieux, devront répondre de leurs actes». Aussi le président de la République interpelle-t-il les pays qui abriteraient les commanditaires des actes terroristes et autres complices à faire preuve de responsabilité, si non, ils vont également répondre de leurs actes devant la justice.
« C’est le moment pour moi d’en appeler, une fois de plus, à la responsabilité des pays amis qui hébergent les commanditaires et des organisations qui financent et animent, par divers canaux, les bandes armées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest » a-t-il indiqué.

Cas Boko Haram

Le président de la République se réjouit des efforts déployés sur le terrain par les forces de défense pour réduire presque à sa dernière expression, le groupe terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord. C’est pourquoi il souligne que: « Elles méritent le respect et la considération de tous. Je les encourage à persévérer et à demeurer une force républicaine, respectueuse des droits humains. » Aux jeunes qui se laissent enrôler par les terroristes, le chef de l’État leur tend la main. « J’exhorte de nouveau les jeunes enrôlés dans les bandes armées à sortir de brousse et à regagner les centres de Désarment, Démobilisation et Réintégration (DDR) » a-t-il lancé.

Relever le taux de croissance

Le président de la République engage tous les acteurs à booster la croissance économique du Cameroun. « Il conviendra donc de passer à la vitesse supérieure pour lutter contre la pauvreté, le chômage et la persistance du secteur informel. Il faudra également s’efforcer d’atteindre un taux de croissance de 8 % en procédant à une transformation structurelle de notre économie et en améliorant l’efficacité de la dépense publique » indique Paul Biya. Il s’agit pour le père de la nation une piste de parvenir à l’émergence à l’horizon 2035, conformément aux objectifs du septennat en cours.

Par ailleurs, le président de la République en appelle au sens républicain de certains acteurs politiques en panne d’inspiration et qui incitent à la révolte. D’où cette interrogation du chef de l’Etat: « Est-il vraiment nécessaire de rappeler qu’en démocratie, l’accès aux responsabilités politiques est assuré par la voie des urnes et non par la rue, par certains médias ou par les réseaux sociaux « ?
Dans son élan d’optimisme, Paul Biya est convaincu que les Camerounais parviendront à relever les défis de l’heure.

@Dieudonné  Zra

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