#Régionales2020: la campagne de proximité s’intensifie

À 4 jours du scrutin prévu le 6 décembre 2020, les candidats multiplient les porte-à-portes et rencontres personnalisées pour séduire d’éventuels électeurs.

 

Une campagne sans tambours, ni trompettes. Elle se déroule en silence auprès des électeurs que sont les conseillers municipaux et les chefs traditionnels de 1er, 2e et 3e degrés. Les candidats des 16 partis en lice rivalisent donc de stratégies pour convaincre leurs cibles. Parmi les principaux favoris, le RDPC, parti au pouvoir, l’UNDP, le PCRN ou encore l’UDC.
Les meetings sont sobres, alors que les professions de foi se deroulent sur les réseaux sociaux ou encore les échanges directs. Pour l’heure, aucune stratégie n’est à négliger.

Sur le terrain…

Les populations ne ressentent aucune effervescence particulière. En effet, les collèges électoraux sont restreints, on parle d’ailleurs de grands électeurs. C’est pourquoi dans les rues de Yaoundé ou d’autres villes du Cameroun, Il n’y a pas de caravanes motorisées annonçant parfois la tenue des meetings par les partis politiques et même les candidats. En plus, de grandes affiches de candidats ou de partis politiques, très peu de banderoles.

Les deux collèges électoraux sont constitués des chefs traditionnels, soit un peu plus de 13 300 personnes et des conseillers municipaux avec moins de 10 600 électeurs. Soit moins de 25 000 personnes sur une population de plus de 20 millions d’habitants.

Réactions

Selon Denis Emilien Atangana, président de parti politique et candidat à l’élection de dimanche 6 décembre, « l’on peut donc comprendre le choix de procéder à une campagne ciblée qui ne concerne que les personnes qui sont appelées à prendre part au vote de dimanche prochain ». Pour le président du Front des démocrates camerounais (FDC), « il s’agit de l’une des campagnes électorales parmi les plus difficiles et les plus coûteuses. Nous sommes obligés d’aller au contact direct avec les électeurs et cela ne nécessite pas le déploiement habituel en pareille circonstance ».

Le RDPC tient aussi compte de cette réalité, en misant sur « la campagne de très grande proximité » à travers les 360 communes du Cameroun. D’après le Pr. Manassé Aboya Endong, politologue et enseignant à l’Université de Douala, « la campagne pour les élections régionales en cours met beaucoup plus l’accent sur une stratégie privilégiant le caractère utilitaire au détriment des gestes peu efficaces à l’instar des grands meetings qui ne garantissent pas forcément l’adhésion des électeurs cibles que sont les conseillers municipaux ou les chefs traditionnels ». D’où le choix de la stratégie du « porte-à-porte » adoptée par la plupart de ceux qui briguent les suffrages des électeurs dimanche prochain.

Ainsi, même si la campagne a l’air timide, les acteurs ne dorment pas eux sur leurs lauriers.

@Dieudonné Zra

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