Pourquoi le lion de Woulki a-t-il été tué?

Les services de l’État expliquent que le lion tué samedi matin, mettait en danger la vie des humains.

 

Pour éviter qu’il fasse plus de victimes, le lion en question à été abattu par des éléments du ministère de la Forêt et de la Faune, ainsi que des forces de défense. Sur les réseaux sociaux, les avis sont partagés. Plusieurs personnes condamnent l’abattage l’animal qui est un atout culturel et touristique du pays. Pourtant, au vu des faits, la législation est claire.

Dispositions juridiques

Au Cameroun, la loi N°94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche est la référence par rapport à ce type de cas. Dans le grand titre IV traitant de la Faune, les articles 82 et 83 du chapitre III sont précis. Article 82 : « Lorsque certains animaux constituent un danger pour les personnes et/ou les biens ou sont de nature à leur causer des dommages, l’administration chargée de la faune peut faire procéder à des battues contrôlées suivant des modalités fixées par arrêté du Ministre chargé de la faune ».

Article 83 : (1) Nul ne peut être sanctionné pour faire d’acte de chasse d’un animal protégé, commis dans la nécessité immédiate de sa défense, de celle de son cheptel domestique et/ou de celle de ses cultures.
(2) La preuve de la légitime défense doit être fournie dans un délai de soixante douze (72) heures au responsable de l’administration chargé de la faune le plus proche.

Rappel sur les faits

L’attaque a lieu aux environs de 7h du matin, samedi dernier, dans l’arrondissement de Makary (département du Logone et Chari). Un lion dont la provenance est encore inconnue surgit dans le village de Woulki, et s’en prend aux personnes qu’il trouve sur son passage. Onze au total, qui écopent de blessures au dos et au ventre. Prévenue, une équipe du ministère de la Forêt et de la Faune (Minfof) descendra sur le terrain. Avec elle, des éléments des forces de défense. L’animal est tué, décapité, et sa carcasse transférée à la délégation départementale Minfof de Makary.

Les correspondants de Crtv Extrême-Nord confient que les victimes, heureusement sans blessures graves, suivent des soins à l’hôpital de district de Makary.

Vanessa Onana

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