60 Camerounais rapatriés des États-Unis

Ces « ressortissants présumés » étaient en situation irrégulière au pays de l’Oncle Sam.
Ils ont foulé le sol de la mère patrie à 13h45 ce jeudi par vol spécial à l’aéroport international de Douala. Des dispositions sanitaires sécuritaires ont été prévues pour l’accueil de ces 60 Camerounais présumés en situation de clandestinité aux États-Unis.
Le diplomate Edouard Bindzi Edzimbi, chef de l’antenne du ministère des Relations extérieures à Douala, avait adressé une correspondance aux autorités de l’aéroport de Douala à cet effet. Ils se sont par exemple pliés au test de COVID-19, une étape obligatoire afin de franchir les portes de l’aéroport.
Opération de rapatriement aux États-Unis

Depuis juillet 2019, la police américaine de l’immigration peut désormais renvoyer sans présenter devant un juge, toute personne entrée illégalement dans le pays depuis deux ans, un délai qui était jusqu’alors de 14 jours. Avant cette mesure intervenue sous l’administration Trump,  un clandestin attendait 713 jours en moyenne, soit près de deux ans, pour comparaître devant un juge, qui décide éventuellement de son expulsion. La disposition actuelle vise à pallier le flux migratoire aux frontières des États-Unis.

Rapatriement en 2020
En octobre 2020, environ 80 Camerounais avaient été rapatriés des États-Unis pour les mêmes causes, à savoir une situation d’irrégularité sur le sol américain.  Ces compatriotes faisaient partie d’un contingent de 120 Africains à avoir atterri à l’aéroport international de Douala. Cela met au goût du jour la problématique de l’immigration clandestine où l’eldorado n’est pas toujours atteint.

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