#Covid-19 : les nouvelles variantes déjà au Cameroun.

Alors que Manaouda Malachie annonçait le 12 janvier 2021 que le pays n’était pas concerné, il revient depuis quelques jours que les nouvelles variantes du “Sars-Co” circulent bel et bien et que les complications y relatives sont désormais enregistrées.

La COVID-19 n’a pas l’intention de s’arrêter de sitôt. C’est ce que l’on constate avec la découverte depuis quelques mois dans certains pays, de nouveaux variants. Au Cameroun, la recrudescence des cas de COVID-19 incluant des formes sévères depuis le début 2021 est avérée et soutenue, avec une reprise de la mortalité.

D’après le Pr Eugène Sobgwi, président du Conseil scientifique en charge du suivi de la pandémie au Cameroun, le site d’
Orca héberge à ce jour 74 patients dont 16 en réanimation. Une situation qui dure depuis plus quatre semaines au moins.

Et alors que les chiffres avaient drastiquement baissé, il revient de constater que le relâchement dans l’application des mesures barrières est à l’origine de cette nouvelle flambée des chiffres.


Juste à côté, au Nigeria, le variant B.1.525- a été identifié et continue de muter. Il peut modifier le code génétique humain.

Cas de l’Afrique et de l’Europe

Le « 501Y.V2 », découvert en Afrique du Sud, est également présent en Gambie, en Zambie et au Botswana. En Europe, notamment en Angleterre, c’est le “Sars-CoV-2 VUI 202012/01”, moins virulent que le “501Y.V2” cité plus haut qui a été détecté en décembre 2020.

Reconnaître une nouvelle variante

Le nombre de cas d’une nouvelle variante découverte dans un pays dépend en grande partie de l’ampleur du séquençage génomique effectué.

En Angleterre par exemple, sur plus de 70 600 écouvillons échantillonné dans le cadre de l’étude d’Édimbourg, 33 cas de la variante B.1.525 ont été trouvés, tandis que 12 cas ont été trouvés sur les 51 écouvillons échantillonnés au Nigéria.

 

Risques et complications

Les chercheurs d’Édimbourg n’ont pas précisé si la nouvelle variante provoque des symptômes différents, une maladie plus grave ou si elle est plus infectieuse.

Le professeur Yvonne Doyle, directeur médical de Public Health England (PHE), a déclaré: «Il n’y a actuellement aucune preuve que cet ensemble de mutations provoque une maladie plus grave ou une transmissibilité accrue.

«PHE surveille de très près les données sur les variantes émergentes et, si nécessaire, des interventions de santé publique sont entreprises, telles que des tests supplémentaires et une recherche améliorée des contacts.”, a déclaré le Pr Yvonne Doyle.

Elle poursuit en rappelant que la meilleure façon d’arrêter la propagation du virus est de suivre les conseils de santé publique: lavez-vous les mains, portez un masque facial et gardez vos distances avec les autres. Pendant le confinement, il est important que les gens restent à la maison dans la mesure du possible.

Ce n’est donc plus une rumeur. De nouvelles variantes de la souche mutante du Covid-19 font déjà des ravages dans le monde. Il faut redoubler d’attention.

 

Jeanne Ngo Nlend

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