Sextapes à Kribi: 14 apprenants exclus

A l’issue des conseils de discipline au sein des différents établissements secondaires où étaient inscrits les jeunes mis en cause, les acteurs et preneurs d’images sont définitivement exclus.

 

Le verdict est rendu public le 3 mars 2021, à l’issue d’une visioconférence entre la ministre Nalova Lyonga, et les chefs des établissements concernés. Il était question pour ces derniers de présenter les rapports des conseils de disciplines qui ont statué sur la situation des élèves apparaissant dans des sextapes.

 

Au lycée bilingue de Kribi, ce sont au total 14 élèves, soit 10 filles et 4 garçons, que l’on exclue. Également concernés, les élèves ne figurant pas sur les vidéos, mais ayant participé à l’enregistrement. Tous sont donc définitivement renvoyés de leurs collèges et lycées.

Pour rappel, le lundi 1er mars, deux vidéos font le tour des réseaux sociaux. Sur les images qui défilent, on peut voir des élèves d’établissements secondaires dans des postures obscènes. Des danses et autres attitudes défiant la pudeur, dans des salles de classe, en public, et en tenue de classe.

Mesures correctives

Dans l’immédiat, la ministre des Enseignements Secondaires a demandé à ce que le ministère des Postes et Télécommunications soit saisi, pour que les vidéos soient supprimées des réseaux sociaux. Et pour que chacun mesure la gravité de ce type d’acte, les spectateurs desdites vidéos se verront également punis.

Pour éviter que ce type d’attitudes déviantes ne perdure en milieu scolaire, la Minesec a prescrit plusieurs autres actions fortes :

« – Amender les règlements intérieurs des écoles et y inscrire systématiquement des sanctions plus sévères à l’encontre des élèves ;
– Renforcer l’interdiction des téléphones portables à l’école ;
– Renforcer les effectifs des surveillants généraux ;
– Libérer les surveillants généraux des tâches pédagogiques pour plus de concentration sur la discipline ;
– Poursuivre la sensibilisation en optant au besoin pour des radios scolaires ;
– Actualiser la lettre circulaire de 1993, portant sanctions punitives applicables aux élèves. Tâche confiée aux Délégués régionaux du Nord et de l’Extrême-Nord ».

Vanessa Onana

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