Depuis l’arrivée des téléphones portables, puis des smartphones, et maintenant les réseaux sociaux, la langue française subit de plus en plus de dommages au Cameroun.
Ce sont parfois quelques lettres, qui suffisent à former une phrase. Compréhensible, uniquement pour ceux qui en maîtrisent les codes. « Tfk », « Tufèkw », ou dans le meilleur des cas « Tu fè koi », servent pour écrire « Tu fais quoi ». Un exemple parmi des milliers. On veut paraître d’un, mais à la longue, lorsqu’il faut écrire un texte importance, l’habitué des langages codés peut être désaxé.
Le camfranglais
Au Cameroun, si officiellement on retrouve deux langues, il en existe bien une troisième : le camfranglais ou francanglais, un mélange de français et d’anglais dans une même phrase. Très répandu dans les milieux jeunes, ceux qui ne l’utilisent pas semblent old school. Et même les élèves ne semblent pas « fia » (to fear : avoir peur, craindre) les représailles de leurs enseignants à l’école.

Le piège du langage sms
Il est à la base des abréviations utilisent actuellement sur les réseaux sociaux. Le nom le dit bien, « short message service ». Le message doit être passé de la façon la plus brève possible.
A l’arrivée du téléphone portable, un sms avait un nombre de caractère bien précis (160). Il incluait à la fois les lettres, les signes, chiffres et espaces. Le sms étant facturé, les utilisateurs de portables ont donc imaginé des abréviations.
L’ambivalence du clavier automatique
Oui, il aide dans la majorité des cas. Il suffit d’écrire les premières lettres d’un mot, pour qu’il vous propose le mot en lui-même. L’avantage aussi, c’est que ce clavier souligne automatiquement les mots en rouge lorsque vous n’avez pas utilisé l’orthographe correct. Ce qui permet de rattraper beaucoup d’erreurs.
Mais très souvent aussi, ce clavier n’en fait qu’à sa tête. Notamment, en ce qui concerne la conjugaison des verbes. Si vous n’êtes pas pointilleux sur le plan rédactionnel, et comptez uniquement sur le correcteur automatique, vos textes seront assurément truffés de fautes. Par exemple, « Ils avait prise une nouvelle infirmière », au lieu de « ils avaient pris une nouvelle infirmière ».
Vanessa Onana