Le PM parle de la gestion du patrimoine forestier

Face aux élus du peuple du Grand oral, Joseph Dion Ngute est revenu sur le contrôle de l’action gouvernementale. 

 

Les populations riveraines bénéficient-elles effectivement des ressources financières issues de l’exploitation forestière et faunique? Cette question du député Rdpc Roger Nkodo Dang fait partie des préoccupations majeures de la représentation nationale.

Réponses du Premier ministre

Joseph Dion Ngute a indiqué qu’en vertu de la forestière de 1994, le Fonds spécial de développement forestier devrait recevoir une partie des recettes générées par l’exploitation forestier. Cela permet de soutenir de manière efficiente le développement des activités courantes à la gestion durable des ressources forestières et fauniques, en particulier l’aménagement et le renouvellement de la ressource. En effet, si cette disposition est appliquée, le Fonds spécial de développement forestier recevrait entre 8 et 12 milliards de Fcfa chaque année pour financer les activités dans ce sous-secteur.

Compte d’affection spéciale

Le Premier ministre a également relevé qu’à la faveur de la loi de Finances pour l’exercice 2020, le Fonds spécial de développement forestier est devenu un compte d’affectation spéciale recevant chaque une subvention de l’Etat plafonnée à 2 milliards de F. Cependant, cette somme s’avère insuffisante au regard de la densité des activités à réaliser. Au cours du Conseil de cabinet de février 2021, Joseph Dion Ngute souligne avoir instruit qu’une réflexion soit menée pour permettre à ce Fonds d’avoir des ressources nécessaires au développement des activités du sous-secteur des forêts et de la faune. Dans ce sens, l’Office national de développement des forêts (Onadef) a été transformé en Agence nationale d’appui au développement forestier (Anafor) afin de mieux appuyer les autres secteurs de reboisement. Ainsi les ressources financières affectées au reboisement sont passées de 300 millions en 2006 à 800 millions de F, soit un tiers du budget du Fonds spécial de développement forestier. Entre 2006 et 2018, près de 5 milliards de F ont été accordés comme subventions aux acteurs privés et aux collectivités territoriales décentralisées pour la réalisation des plantations forestières. À date, le Cameroun dispose d’une superficie reboisée de plus de 30 mille hectares. Par ailleurs, sur la question du manuel scolaire unique, le Premier ministre a souligné que les acteurs concernés font preuve de l’objectivité.

@Dieudonné Zra

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