Bientôt la fin des délestages au Cameroun

La projection a été faite par le ministre de l’eau et de l’énergie, Gaston Essomba, lors d’un point de presse conjoint ce jeudi avec le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi sur la récurrence des coupures d’électricité au Cameroun.

 

Dans la plupart des régions du Cameroun, les délestages sont devenues monnaie courante. La vie des ménages, les services et les activités en entreprise prennent un coup. Du coup, le manque à gagner est énorme sur les plans commercial, scolaire et de la production industrielle, car l’énergie électrique rythme la vie des populations tant en milieu urbain qu’en zone rurale. Le point de presse de ce jeudi vise donc en mettre en lumière les causes et les solutions envisagées pour pallier l’équation des coupures intempestives sur le réseau électrique.

Mesures envisagées

Le gouvernement annonce la mise sur pied d’un plan d’amélioration de l’offre énergétique doté d’une enveloppe de 540 milliards de F. Puisqu’il s’agit d’un processus à long terme, le ministre de l’eau et de l’énergie annonce des mesures à moyen terme:
– la construction de nouvelles lignes de transport sur le réseau électrique national,
– le remplacement des 15 machines à l’arrêt à Djamboutou, région du Nord,
– la multiplication des postes sources dans les quartiers,
– le remplacement de plus de 50 mille poteaux en bois en poteaux bétons,
– l’acquisition bientôt par la Sonatrel  de 11 nouveaux transformateurs,
– la construction des mini barrages,
– l’abattage des arbres qui pourraient endommager les poteaux par la Sonatrel.
Pour le ministre Gaston Eloundou Essomba, le gouvernement est engagé dans un processus qui consiste à produire 100 mégawatts chaque année en vue d’un réseau électrique stable. « Les délestages deviendront une exception » a-t-il relevé.
D’où l’appel du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi aux populations à faire preuve de patience et d’optimisme.

Causes des délestages

Malgré les efforts du gouvernement à améliorer l’offre énergétique, plusieurs griefs plombent la stabilité du réseau. Selon le ministre de l’eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba, il s’agit pour l’essentiel:
– la chute des poteaux en bois,
– les feux de brousse,
– la faible pluviométrie dans la partie Nord,
– la forte croissance démographique,
– les actes de vandalisme sur le réseau,
– la surcharge ou la vétusté de certains équipements.

Ces griefs appellent à une synergie d’actions entre les acteurs de production, de transport et de régulation de l’énergie électrique.

@Dieudonné Zra

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