Ordre Constitutionnel: l’UA interpelle le Tchad

Une délégation panafricaine est arrivée à N’Djamena le 29 avril 2021 pour examiner les stratégies d’un retour rapide à la gouvernance démocratique.

 

Depuis la mort du président Tchadien Idriss Déby, la tension monte entre le Conseil militaire de transition (CMT) et les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT). Les combats violents entre les deux groupes s’intensifient. Ceci alors même qu’ une délégation de l’Union africaine séjourne dans le pays depuis le 29 avril pour une mission de sept jours.

La mission conduite par Bankole Adeoye, le nouveau commissaire paix et sécurité et Mohamed Idriss Farah, l’ambassadeur djiboutien qui préside actuellement le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine, devra mener une enquête sur la « situation politique et sécuritaire » du Tchad.

Calme relatif

Le CMT rassure « avoir mis hors d’état de nuire » une colonne de rebelles. Il a également fait état d’un crash de l’un de ses hélicoptères en raison d’une « une panne technique », selon un communiqué signé hier jeudi d’par porte-parole du Conseil militaire de transition, la junte au pouvoir conduite par le Général de Corps d’Armées, Mahamat Idriss Déby, fils du Maréchal Idriss Déby Itno tombé au front. De leur côté, les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad qui mènent depuis le 11 avril une offensive contre le CMT, annoncent avoir « détruit » l’hélicoptère. Les affrontements ont eu lieu dans la zone de Nokou, chef-lieu du département du Nord-Kanem, à plus de 300 kilomètres au nord de la capitale N’Djamena, région désertique dans laquelle, le président Déby aurait trouvé la mort. Le FACT envisage aussi de « marcher » sur la capitale N’Djamena.

Enquête de l’UA

Au terme de leur enquête, les experts de l’Union africaine remettront les conclusions qui en découlent au Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine, pour examen et décision. En effet, l’objectif de cette mission est de favoriser le dialogue entre le Conseil militaire de transition et les forces politiques. Une source diplomatique confie que « la délégation va vouloir obtenir des garanties, à la fois sur la place et le pouvoir accordé aux civils, et sur le respect du cadre de départ, à savoir une transition de 18 mois maximum ». Un apaisement du climat est donc possible dans les prochains jours au Tchad.

@Dieudonné Zra

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.