Tchad: Mahamat Idriss Déby assure la transition

Fils du président Idriss Deby Itno décédé au front, celui qui est jusqu’à présent patron de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE) et responsable du corps d’élite de l’armée, a été désigné à la tête du pays à 37 ans.

 

Le Maréchal Idriss Deby Itno, président du Tchad, qui dirigeait le pays depuis 30 ans est décédé ce 20 avril 2021 à Ndjamena. Il est mort au front alors qu’il menait une offensive rebelle dans le Nord du pays. Il avait pourtant été réélu pour un sixième mandat avec 79,32 % des suffrages exprimés, selon les résultats publiés lundi.

Alors que l’assemblée nationale et le gouvernement sont dissous, un des fils d’Idriss Déby, général quatre étoiles à 37 ans et commandant de la garde présidentielle, Mahamat Idriss Déby Itno, a été chargé de diriger le conseil militaire qui remplace le défunt président, a annoncé l’armée à la radio d’État du Tchad.

Qui est Mahamat Idriss Deby?

Jusqu’à sa nomination en janvier 2013, au poste de commandant en second des Forces armées tchadiennes en intervention au Mali, Mahamat Idriss Deby, l’un des plus jeunes généraux du Tchad était moins connu que son frère, Zakaria Idriss Déby Itno, aujourd’hui ambassadeur aux Emirats Arabes Unies.

Né en 1984 au Tchad, Mahamat Idriss Deby après son cursus primaire et secondaire, a d’abord suivi les cours du Groupement des écoles militaires interarmées du Tchad. Ensuite, il s’est inscrit en France, au lycée militaire d’Aix-en-Provence où il n’est resté que trois mois. Dès son retour au pays, il a regagné la Direction générale de service de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE) connu comme la garde présidentielle.

Jeune, mais pas inexpérimenté

Le jeune officier a participé à la victoire finale contre les rebelles de Timane Erdimi à Am-Dam dans l’est du Tchad, en mai 2009. Dès 2010, il a reçu, au sein de la DGSSIE, le commandement de l’escadron blindé et des gardes du corps. Dans le Nord-Mali, il est sous les ordres du général Oumar Bikomo, le chef des Fatim.
Elevé par sa grand-mère, il sera surnommé Mahamat Kaka, kaka signifiant « grand-mère » en arabe tchadien.

Jeanne Ngo Nlend

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