Armes légères: croisade accrue du gouvernement

De la sensibilisation des citoyens sur la dangerosité desdites armes à la régulation de leur achat, les pouvoirs publics appellent à la collaboration des populations avec les forces de maintien de l’ordre.

 

 

Les armes légères et de petit calibre (ALPC) désignent toute arme portative meurtrière qui propulse ou lance des plombs, une balle ou un projectile par l’action d’un explosif, ou qui est conçue pour ce faire ou peut être aisément transformée à cette fin, à l’exclusion des armes légères et de petit calibre anciennes et de leurs répliques. Au Cameroun, plus de 30 000 ALPC illicites sont en circulation, selon les données du Conseil Economique et Social de la Commission de l’Union africaine. Dans un contexte de crise sociopolitique dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest, la secte terroriste Boko Haram dans l’Extrême-Nord et l’incursion des rebelles centrafricains à l’Est du pays, leur prolifération préoccupe le gouvernement.

Stratégies adoptées

Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji demande régulièrement la suspension des ventes des armes à feux aux responsables des armureries. C’était le cas récemment pour l’interdiction des armes traumatiques jusqu’à nouvel avis sur l’ensemble du territoire national. Les séances de sensibilisation sont organisées pour attirer l’attention de tous les acteurs sur les dangers liés à la manipulation des armes. Ainsi, le gouvernement camerounais a édicté quelques mesures:

– renforcer les capacités des forces de l’ordre et des militaires,
– sensibiliser les civils sur des mesures de confiance,
– mettre en place une collecte volontaire d’armes,
– la stricte application de la loi de 2016 sur la question d’armes légères et de petits calibres au Cameroun.

Autres mesures

Selon des experts comme Dr. Ivor Richard Fung, spécialisé sur les armes conventionnelles, il faut encourager la formation continue des agents de sécurité, promouvoir une police de proximité, privilégier l’approche globale de lutte contre les armes illicites. Aussi l’expert exhorte-t-il à une sensibilisation accrue des jeunes sur les dangers liés à la manipulation des armes.

Dans ce sens, le Cameroun mène des actions concrètes à travers les centres de démobilisation, de désarmement et de réintégration sociale des jeunes dans les régions du Nord-ouest, du Sud-ouest et de l’Extrême-Nord. Beaucoup d’armes déposées par certains ex combattants viennent d’être ainsi détruites symboliquement à Buea par le Premier ministre Joseph Dion Ngute.

Toutes ces initiatives participent de l’Agenda 2063 qui mise sur une paix durable.

@Dieudonné Zra

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