Le pire évité entre la police de la mairie de Yaoundé et des militaires

Selon nos sources, des échauffourées ont failli dégénérer le 22 avril au lit dit « Usine des eaux » dans la commune de Yaoundé 7, entre les gros bras de la mairie de Yaoundé et des militaires.

 

Plus de peur que de mal à l’issue des tensions qui ont opposé les éléments de la police municipale de la mairie de Yaoundé et quelques militaires veillant sur les travaux de construction d’une station-service dans la Mefou, région du Centre. À leur surprise, rapporte un riverain qui a requis l’anonymat, « des policiers et des gros bras armés de la mairie de Yaoundé y font irruption pour visiblement tout raser à l’aide des engins, sans autre forme de procès ». En effet, la station-service en chantier appartiendrait à deux officiers supérieurs de l’armée camerounaise.

Apaisement des esprits

À l’arrivée des hommes de Luc Messi Atangana, maire de ville de Yaoundé, les deux officiers sollicitent le renfort de quelques militaires pour s’opposer à la casse. « Sur place, face à la police et aux gros bras de ce qui était récemment encore baptisée Communauté urbaine de Yaoundé, la résistance s’organise. La tension monte. Les positions se radicalisent. L’adrénaline est à son summum. Les autorités de l’arrondissement sont alertées», raconte le témoin. Après quelques éclats de voix et discussions vives, la police municipale va replier. Sur le chemin du retour, «ces bidasses font un arrêt au carrefour Nkolbisson comme pour extérioriser leur revanche. Les engins se déployant alors à cœur joie. Les commerçants trouvés sur place n’ont pas la même force de persuasion que les militaires. Les engins se déchainent, et cassent tout sur leur passage. Des dizaines de boutiques sont réduites en poussière », rapporte la même source. Il s’agit des boutiques construites sur un site désigné par l’ancien délégué de la communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna, actuel président du Conseil régional du Centre.

Selon d’autres sources, la station-service en construction est sur un terrain qui détient un titre foncier. Les propriétaires auraient payé tous les frais exigibles à la Communauté urbaine, et n’attendraient plus que le permis de bâtir.

@Dieudonné Zra

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