Liberté de la presse: le meilleur est à venir au Cameroun

En cette journée mondiale de la liberté de la presse du 3 mai 2021, les professionnels des médias appellent à la régulation par les pairs et à l’amélioration des conditions de travail du journaliste.

 

Depuis 1990 avec l’entrée en vigueur de la loi sur la communication sociale, la liberté de la presse est une réalité au Cameroun. Après la période de censure et du monopole de l’audiovisuel des médias à capitaux publics, la Cameroon television (CTV) et Cameroon Tribune, l’on dénombre aujourd’hui plus de 500 titres dans les kiosques, une centaine de radios et de télévision privées. La liberté de ton est également effective. Les journalistes professionnels sont rarement inquiétés pour leur opinion dans l’exercice de leur profession. Cependant beaucoup reste à faire. Par exemple, le rapport 2021 de Reporters sans frontières (RSF) sur le respect des droits de journalistes, renseigne que le Cameroun est à la 135ème place. Le pays perd ainsi une place dans le classement de l’année en cours. Le Cameroun a été classé à la 133ème place en 2019, 134e en 2020.

Défis de la presse au Cameroun

En ce 3 mai consacré à la journée mondiale de la liberté de la presse, les professionnels des médias, chefs d’entreprise, enseignants de journalisme, acteurs politiques et de la société civile ont pris part à une conférence publique y relative à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic). Les échanges modérés par le Pr. Thomas Atenga de l’université de Douala portaient sur les conditions de production d’une information moins corrompue et la plus fiable possible à la société. Il s’agit en effet, d’inciter les journalistes à plus de professionnalisme face aux tentations des pots de vin, de la publicisation de l’information et l’achat de conscience. En plus, les journalistes sont exhortés à observer une distance objective avec les entrepreneurs politiques préoccupés par l’intérêt individuel ou leur idéologie.

Conférence publique à l’ESSTIC ce 3 mai 2021

Recommandations des pairs

Les professionnels s’accordent à la création de véritables entreprises de presse au Cameroun. Pour cela, il faudrait des préalables:

– définir clairement qui est journaliste,

– confier la régulation des médias aux pairs à travers le changement d’hommes à la tête du Conseil national de la communication (CNC),

– former des journalistes de manière continue,

– relever les conditions de vie des journalistes.

« L’information comme bien public ». Tel est le thème de cette 30e  édition de la journée mondiale de la liberté de la presse. Une invite selon Audrey Azoulay, directrice générale de ladite célébration à la production des informations de qualité et à lutter contre les contenus préjudiciables.

@Dieudonné Zra

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