Parlement: faciliter l’accès de la diaspora aux terres

C’est l’une des recommandations du Forum d’échanges sur l’accès au foncier et à l’habitat pour les Camerounais de l’étranger tenu ce 30 juin à l’Assemblée nationale.

 

Comment faciliter l’accès des Camerounais de la Diaspora au foncier et à l’habitat? Cette problématique a fait l’objet d’intenses discussions ce mercredi entre les députés et les responsables des ministères sectoriels. En effet, la question d’accès aux logements décents ou de posséder un titre foncier préoccupe les Camerounais d’ici et d’ailleurs. De l’état des lieux, il en ressort que la corruption, les arnaques, les agents véreux et lourdeurs administratives sont entre autres griefs auxquels font face les usagers qui souhaitent acquérir un terrain. Au regard de cette réalité, Jean Yves Elemva Essono, Camerounais vivant en Belgique, représentant la diaspora a lancé un appel en ces termes: «Nous plaidons pour la mise à disposition des parcelles de terres sécurisées ».

Pour déplorer cette situation, l’honorable Joshua Osih relève que seulement 13% des Camerounais sont propriétaires d’un terrain et 2% des terres sont immatriculées.

Éclairage des membres du gouvernement

Aux différentes préoccupations de la représentation nationale, les responsables des ministères sectoriels ont apporté des précisions. Par exemple, sur le délai d’obtention du titre foncier, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi a rappelé que le demandeur entre en possession dudit document en 6 mois. Quant aux coûts des logements sociaux au Cameroun subventionnés à 50% par l’Etat, la ministre de l’Habitat et du développement urbain a déclaré qu’ils se situent aujourd’hui entre 17 et 22 millions de F. Par ailleurs, Célestine Ketcha Courtès a confié que le gouvernement travaille à revoir ces prix à la baisse à partir de 10 millions afin de combler les attentes des familles aux revenus modestes. Elle a également engagé la diaspora à investir davantage dans l’immobilier pour booster le PIB du Cameroun.

Dans cette optique, l’honorable Abba Alim, vice-président de l’Assemblée nationale et président de séance, suggère qu’« Il faut mettre sur pied une véritable police des affaires foncières et domaniales ». En attendant, les usagers peuvent accéder aux procédures des questions foncières sur www.gutf.cm.

Recommandations

À l’issue du forum d’information et d’échanges de ce mercredi sur l’accès au foncier et à l’habitat pour les Camerounais de l’étranger, les députés recommandent pour l’essentiel de:
– mettre les terres à la disposition des communes avec un pourcentage réservé à la diaspora,
– mettre en œuvre des mécanismes de suivi à distance des dossiers à partir de l’étranger,
– encourager le partenariat entre les promoteurs immobiliers locaux et les membres de la diaspora,
– mettre sur pied une police de veille afin de décourager les activités des facilitateurs véreux,
-impliquer la diaspora dans le développement économique du Cameroun,
– mettre en œuvre des programmes d’entretien des camps SIC.

Députés, représentants de la diaspora et membres du gouvernement

L’application effective de ces recommandations appelle à une synergie d’actions de tous les acteurs publics ou privés. Le forum de ce jour est une initiative du Réseau des parlementaires Diaspora-Coopération décentralisée et transfrontalière (Rep-cop) conduit par Louis Henri Ngantcha.

Dieudonné Zra (@zra_dieudonne)

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