#WorldMusicDay2021 : la Covid-19 change la donne

Depuis l’avènement de la Covid-19 dans le monde, l’industrie musicale a connu de nombreux changements. Au Cameroun, le secteur avait déjà du mal à éclore. Aujourd’hui, il faut faire avec le numérique en premier.

 

L’industrie de la musique, en particulier celle en supports physiques, a sans doute été la plus bouleversée par la numérisation de nos consommations culturelles. Peu ou mal préparée, elle a mal vécu l’arrivée du MP3 et du téléchargement illégal, l’effondrement des supports physiques qui en a résulté, et elle cherche encore un modèle de rétribution pérenne dans un contexte d’explosion du streaming. Mais la musique reste la musique, un besoin vital pour nombre d’êtres humains, déclare Tony Mefe, promoteur culturel.

La banque d’investissement note bien entendu que la crise sanitaire actuelle et le confinement qu’elle a imposé au monde sont une claque supplémentaire pour les acteurs du disque comme pour ceux du live. En 2020, l’industrie devrait voir ses revenus fondre de 25% au total, plombée par une chute logique de 75% de ceux liés au spectacle vivant.
Mais à plus long terme, le développement continu de la base d’abonnés aux plateformes de streaming, la demande croissante en contenus musicaux et évènements en direct, les nouvelles possibilités de licence et les évolutions réglementaires ouvriraient de beaux horizons au secteur musical.

 

 

Le rêve nourrit par le streaming

« Aujourd’hui, le streaming s’est imposé comme l’une des manières les plus populaires de consommer la musique ». C’est en tout cas ce que pense M. Beltan, responsable marketing chez Believe Digital. “Ce support est même devenu le moteur d’une industrie qui avait connu un fort déclin à l’avènement de l’ère Internet”, explique-t-elle.

Né en 2001, le streaming n’a vraiment commencé à se démocratiser qu’une décennie plus tard, avec l’arrivée des plateformes actuellement les plus populaires du marché : Deezer, lancée en 2007, puis Spotify, débarquée en 2008. N’oublions pas les plateformes de vente en ligne Believe.

Réflexion sur l’avenir

Face aux effets de la pandémie Covid-19 les artistes et les industries culturelles et créatives des pays de la Communauté économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC) se sont retrouvés le vendredi 19 juin 2020 autour d’un débat virtuel intitulé #ResiliArt, portant sur la résilience des artistes et acteurs culturels de la sous-région Afrique centrale.

L’objectif de cette rencontre visait à mener une réflexion par et pour les professionnels du secteur et de mettre sur table des stratégies qui pourraient aider les parties prenantes à identifier les opportunités pour renforcer leur résilience et à surmonter la crise, tout en bâtissant pour le long terme. Elle a évoqué entre autres les contraintes auxquelles les artistes sont confrontés en raison des mesures de restrictions ou de confinement, les conséquences financières et futures de la crise sanitaire sur les professions de la culture.

Les échanges ont également mis en exergue le numérique comme outil au service de la diversité des expressions culturelles et abordaient la question des modèles de financement du secteur créatif afin de le rendre plus résistant en temps de crise. Ces échanges ont abouti à des propositions pouvant être exploitées par les gouvernements, les organisations internationales et le secteur privé et bien d’autres acteurs pouvant accompagner les artistes pendant et après cette crise.

 

Jeanne Ngo Nlend

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