Disparitions d’enfants: Alerte au kidnapping

Alors que le phénomène de kidnapping prend de l’ampleur, les battues organisées sur la toile aident parfois à mettre la pression aux ravisseurs.

Depuis quelques années, pas une semaine ne passe sans que l’on ne publie sur internet un avis de recherche. Facebook et les statuts WhatsApp notamment sont devenus des pancartes d’annonces. Généralement, elles concernent des enfants disparus, et rarement des personnes âgées.

M. E a eu recours à ce moyen il y a quelques mois. « Ma fille de 11 ans est en CM2. Elle va seule à l’école depuis qu’elle a 7 ans, ce n’est pas loin. Mais cette fois ci, ça a été différent. Elle a voulu changer de route sur le conseil d’une de ses camarades, et elle ne s’est pas retrouvée. A l’heure du retour je l’ai tellement attendue… Le lendemain, j’ai fini par alerter mes proches. C’est ma petite sœur qui a dressé son signalement, et Dieu merci, le soir on l’a retrouvée ».

Une fin heureuse, qui n’est pourtant pas le partage de tous. A.K espère toujours revoir son fils âgé de 8 ans. Il est porté disparu depuis avril dernier. A l’évocation de cette douleur encore vive, sa maman fond en larmes. « Il devait juste prendre un supplément de pain à la boutique. Regardez, c’est à à peine 100 m de la maison, mais mon petit n’est jamais revenu ». Quelques témoins ont cru voir le gamin échanger avec quelqu’un, mais aucune indication précise ne s’échappe.

Modus operandi

La tactique des ravisseurs est précise et réfléchie. Ils se mettent à l’abri, dans une rue, et repèrent les enfants seuls ou qui semblent vulnérables. Une promesse de friandise, et ils ont attiré leur proie. Après, viennent les demandes de rançon.

Très souvent aussi, les ravisseurs agissent avec la complicité des personnels de maison. Les parents, occupés à chercher leur pain quotidien, se retrouvent à confier leurs enfants à des baby-sitters ou des dames de ménage, chauffeurs ou gardiens. Ces-derniers, connaissant l’emploi du temps des patrons, peuvent se laisser guider par la cupidité et se faire complice de kidnappings.

Solidarité sur la toile

Les réseaux sociaux constituent de plus en plus un moyen de communication. La publication des avis de recherche sur ces canaux permet d’atteindre rapidement une cible large, grâce aux options de partage. Une maman anonyme explique que c’est ainsi qu’elle a pu retrouver sa fille. « Il y avait mon numéro de téléphone sur l’annonce. J’ai reçu l’appel d’une dame, qui m’a dit qu’elle a trouvé mon enfant pas loin de sa maison la veille au soir. Elle l’a hébergée. Et par hasard, elle a vu mon message sur facebook ».

Comme elle, plusieurs personnes saluent l’élan de solidarité qui se manifeste sur les réseaux sociaux pour résoudre ce type de problèmes. De l’avis des sociologues, le phénomène de disparition en lui-même n’est pas nouveau. On en parle beaucoup plus aujourd’hui à cause de la rapidité d’internet, où les infos fusent de façon instantanée.

Vanessa Onana

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