#Tabaski2021: le mouton accessible pour tous

Dans les différents marchés de la ville de Yaoundé, la bête prévue pour la célébration du sacrifice chez les fidèles musulmans est disponible et la variance des prix est en constante.

 

Le marché à bétail du marché 8ème sis au quartier Madagascar est bondé de monde en cette veille de la célébration de la Tabaski. Les retardataires, essaient tant bien que mal d’acquérir quelques têtes de moutons pour la partager avec leurs invités et les membres de leurs familles. Et des bêtes, il y’en a à profusion. D’après Mamoudou, un homme d’affaires de la place, les bêtes sont plus ou moins accessibles. “Les prix oscillent entre 60 000 et 350 000 FCFA en moyenne. Ceci en fonction de la couleur, la taille, le gabarit de la bête. Contrairement à l’année dernière, il y’a beaucoup de choix. Ceux qui ont les moyens peuvent s’offrir des bêtes qui coûtent près d’un million “, explique t’il.

Le commerce bats son plein

En provenance des trois régions septentrionales du Cameroun et du Tchad voisin, les moutons gambadent sans soucis dans les enclos de fortune installés ça et là. D’autres encore font le tour, question pour leur propriétaire de trouver un “étal”. En attendant, de nombreux commerçants essaient de les liquider au plus offrant. On peut les entendre négocier en langue.

 

“Malgré les prix confortables que nous appliquons, les clients se plaignent toujours, on finit par ne pas comprendre ce qu’ils veulent. Nous avons l’obligation de vendre toutes nos têtes de moutons afin de redonner vie à notre activité qui a connu beaucoup de troubles l’année dernière.”, déclare Bassirou M., un vendeur de bétail.

 

Pour expliquer ces déclarations de Bassirou, Amadou S., entrepreneur, explique: ” L’ouverture des frontières est à la raison constance approximative des prix. Ceci alors que les bêtes ne sont même pas nombreuses cette année. La conjoncture ambiante, les effets pervers du Covid 19 et surtout le niveau de vie faible de certains de musulmans laisseront toujours croire que les prix sont élevés et que les bonnes bêtes se font rares.”

 

L’entrepreneur, ne s’arrête pas là. “la Tabaski, c’est une fête annuelle. Donc laisse le temps à chaque fidèle de se préparer. Même s’il faut avouer que le ramadan s’est célébrée il y a 70 jours, la rentrée est déjà dans le pipe et enfin les vacances scolaires sont de nombreux événements contraignants.Surtout que très souvent les salaires ne sont quasiment pas mis à la disposition des salariés dans la perspective de leur fête religieuse.”, conclut Amadou S.

Ce qui a changé

Contrairement aux années précédentes, nourrir un mouton revient plus cher. C’est en tout cas ce que démontre, Baba Kono, éleveur, propriétaire et vendeur de bétail venu écouler sa marchandise. “Jadis vendu à 15 000 FCFA, le sac des déchets du haricots blancs est passé à 70 000 Fcfa. A côté, La peau du haricot blanc également utilisé pour la nutrition des moutons a vu le prix du sac passé de 5 000 à 15 voir 20 000 FCFA. ”

 

Il rappelle d’ailleurs qu’il est important de rappeler qu’il s’agit du meilleur aliment des moutons pour qu’ils restent en forme. Raison pour laquelle les prix varient en fonction de l’état de la bête.

 

En tout cas, les affaires continuent de se dérouler dans une humeur bon enfant ici. La fête aura bel et bien lieu demain. Il faudra donc tout faire pour s’accorder sur les prix. C’est tout ce qu’on leur souhaite.

 

Jeanne Ngo Nlend

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