Yves Behadoum: « La femme enceinte doit suivre rigoureusement ses visites prénatales »

Selon l’ingénieur-biologiste en service à la Fondation Chantal Biya, Centre Mère et Enfant, les risques de complications de l’hépatite peuvent ainsi être évitées.

 

«L’hépatite ne peut plus attendre ». C’est le thème de la journée mondiale contre l’hépatite célébrée ce 28 juillet 2021. Sur les 5 formes de cette inflammation qui affecte le foie, les hépatites B et C sont les plus récurrents. Au Cameroun, 10 000 personnes en meurent chaque année selon les chiffres du ministère de la Santé publique. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une personne meurt toutes les 30 secondes d’une hépatite virale, même pendant la crise actuelle liée à la Covid19. Pourtant, un suivi régulier peut limiter ces complications.

Explications d’expert

Quelles sont les différents types d’hépatites?

Yves Behadoum: « Nous avons cinq types d’hépatites: A, B, C, D et E. Généralement, ce qui cause plus de problèmes, c’est l’hépatite B et C. C’est la forme qu’on retrouve chez les adultes».

Quels sont les risques auxquels les femmes sont-elles confrontées?

Yves Behadoum: « Les risques ne sont pas si élevés. Mais ça peut se compliquer au fil du temps. Si la femme découvre qu’elle a l’hépatite B, la forme aiguë ou chronique et qu’ elle ne manifeste pas de symptômes, elle ne peut pas transmettre la maladie à l’enfant. Mais lorsque le virus de l’hépatite B ou C devient sévère, elle peut transmettre la maladie soit à l’enfant, soit à son partenaire ou à son entourage ».

Comment éviter cela ?

Yves Behadoum: « Il faut connaître sa sérologie. Si la femme enceinte est atteinte de l’une des hépatites sévères, elle doit suivre rigoureusement ses visites prénatales. Elle doit voir de temps en temps, un gastro-entérologue, faire un bilan de santé, parce qu’elle doit connaître le taux exact du virus de l’hépatite qu’il y a dans son organisme. En fonction de ceci, on peut facilement prendre la femme en charge ».

Qu’en est-il de la prise en charge du nouveau-né ?

Yves Behadoum: « La prise en charge du nouveau-né issu d’une femme positive à l’hépatite B n’est pas compliquée. On lui administre des injections anti-hépatites à la naissance, puis quelques traitements et l’enfant est souvent dans la majorité des cas exempte ».

Propos recueillis par Dieudonné Zra (@zra_dieudonne)

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