Encore des inondations dans l’Extrême-Nord

Depuis le début de ce mois d’août, de nombreuses populations sont sans abri et des plantations dévastées à cause de la furie des eaux.

 

Dans le septentrion, le mois d’août est parmi les plus pluvieux de l’année. Comme par le passé, la région de l’Extrême-Nord Cameroun vient d’enregistrer d’importantes inondations qui ont entraîné divers dégâts. En effet, depuis le 1er août 2021, les populations des départements du Mayo-Sava, du Logone-et-Chari et du Mayo-Tsanaga subissent les désagréments causés par de fortes pluies. L’on déplore une perte en vie humaine, un homme de 27 ans des suites d’une noyade à Ngueli à côté de Kousseri, ville frontalière avec le Tchad. Son corps a été retrouvé grâce au concours du centre de secours fluvial de la même ville le 3 août 2021.

Sauvetage aux larges du pont Ngueli

Sur le plan matériel, des maisons ont été détruites, des plantations dévastées, du bétail emporté et plusieurs familles sans abri. En attendant, des mesures appropriées, les autorités locales apportent l’assistance de base aux sinistrés.

Véhicule du BIR déstabilisé par les eaux à Koza

Causes des inondations

Selon les témoignages des populations et les avis des analystes, plusieurs facteurs sont à l’origine des inondations enregistrées presque chaque année dans l’Extrême-Nord. Au plan environnemental, les changements climatiques qui se généralisent à d’autres régions sont pointés du doigt. Concernant le cas de ces derniers jours dans le Mayo-Sava par exemple, le pont Mora s’est effondré sous le poids des eaux.

Si ce problème persiste, c’est également à cause du retard dans l’achèvement de la route Mora-Dabanga et Dabanga-Kousseri, longue de 205 Km. Aussi la digue de Maga dans le Mayo-Danaï nécessite-t-elle des solutions durables pour ne pas lâcher sous la pression des pluies torrentielles. Pour ce qui est du Mayo-Tsanaga, les ponts qui datent pour la plupart des années 60 ans ont besoin d’être reconstruits ainsi que la réhabilitation des voies des routes dont les travaux sont à l’arrêt comme celle de Mokolo-Mogodé-Bourha. Cependant, les populations qui construisent dans des zones marécageuses ou celles présentant des risques d’inondations ont également leurs responsabilités.

Dieudonné Zra (@zra_dieudonne)

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