Violences sur les policiers: le Minat rappelle les usagers à l’ordre

Dans un point de presse conjoint MINAT-DGSN ce 10 septembre, le ministre Paul Atanga Nji a déclaré que les auteurs des exactions contre les policiers seront punis conformément à l’article 156 de la loi de 2016 portant Code pénal.

 

Affrontements verbaux ou physiques sur la voie publique entre fonctionnaires de police et usagers de la route. Ces scènes qui portent atteinte à l’image du corps de métier de police se multiplient au fil du jour et deviennent virales sur les réseaux sociaux, notamment dans les grandes métropoles comme Yaoundé et Douala. Des policiers en exercice de leurs fonctions font souvent l’objet des violences après l’interpellation d’un usager. Violences des feux, insultes, dépassements inappropriés, stationnement interdit sont entre autres paumes de discorde.

Mise au point du Minat

Sur un ton ferme et en présence du délégué général à la sûreté national, Martin Mbarga Nguele, le ministre Paul Atanga Nji a déclaré que « Ces comportements irresponsables et méprisants à l’endroit de la Police ont atteint des limites inacceptables et ne peuvent plus être tolérés ». Il a rappelé que la « Police camerounaise est un corps hiérarchisé et structuré. Elle est représentée à tous les niveaux de la République, des Régions aux Arrondissements, en passant par les Départements ». En cas de récriminations avérées contre un fonctionnaire de Police, le ministre de l’Administration territoriale a indiqué que « seule la hiérarchie de la Police est habilitée à prendre des sanctions contre l’agent incriminé selon le statut du corps et les textes en vigueur ».

Pour le ministre de l’Administration territoriale de telles attitudes sont inadmissibles peu importe la partie qui a tord, d’autant plus qu’il existe des voies de recours légales. Par exemple, en appelant le 1500 ou le 1550, tous des numéros verts.

Presse

Force à la loi

« Il est donc clair qu’un citoyen ou un usager, quel que soit son rang social, n’a pas le droit d’exercer des violences contre un agent de Police dans l’exercice de ses fonctions. La loi de la jungle n’a pas de place au Cameroun » a martelé Paul Atanga Nji. Car « la tenue qu’arbore un agent de Police est bel et bien la tenue de l’Etat et non celle de l’individu qui la porte » a-t-il ajouté.

Le Minat a également instruit les gouverneurs des régions à gérer les cas des personnes qui s’en prennent aux agents de Police dans l’exercice de leurs fonctions. Les contrevenants feront face aux sanctions de la loi de 2016 portant Code pénal en son article 156.

Dieudonné Zra (@zra_dieudonnne)

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