Lutte contre la vie chère: Le gouvernement va booster la filière poisson

Le Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, a présidé à cet effet ce mardi à Yaoundé, la cérémonie de lancement de la mission de formulation du programme d’appui au développement de l’entrepreuneuriat aquacole.

La cérémonie a connu la participation de plusieurs experts en la matière, ainsi que de nombreux acteurs de la filière en provenance de différentes localités du pays.

Objectif du projet

Le Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, a tenu à souligner pour l’occasion, que ce projet rentre dans le cadre de l’implantation de la Snd30 dans son volet sectoriel Minepia. Il vise donc pour l’essentiel, à développer la production du poisson sur l’ensemble du territoire national et dans toutes les techniques de la convention actuelle du secteur.

Quant à sa mise en œuvre, Dr Taïga a précisé qu’il a une durée de 6 ans, et qu’il démarrera probablement en 2023 pour s’achever en 2029. Pour le ministre, il s’agit là d’un projet très important. C’est pourquoi, a-t-il souligné, des équipes vont se déployer sur l’ensemble du territoire national, afin de recueillir les besoins ainsi que les préoccupations des uns et des autres, et pouvoir ainsi lever toutes les contraintes autour dudit secteur.

Les attentes des aquaculteurs

De leurs côtés, les principaux bénéficiaires n’ont pas caché leurs attentes vis-à-vis de ce projet. “Nous attendons de ce projet un accompagnement plus sérieux de nos communautés, parce que nous nous sommes engagés récemment dans la vulgarisation de l’aquaculture comme une économie alternative de nos populations, qui ont la volonté de se lancer dans la production du poisson”, confiait à cet effet, le Père Ezéchiel Esope Zanwoen, coordonnateur de l’Association chrétienne “Caritas” de Sangmélima.

A cet effet il souligne qu’ils comptent tripler, voire quadrupler la production, si les conditions sont réunies. Il se félicite ainsi de ce projet qui aide les communautés pauvres à se prendre en main par leur travail, et qui prouve par la même occasion, qu’ il n’y a pas que le cacao, “surtout que le cacao a un cycle très long”, et qu’on peut aussi vivre et améliorer sa condition de vie, grâce à d’autres filières comme celle du poisson.

L’homme de Dieu insistera ainsi sur la formation, mais aussi l’appui nécessaire à apporter à ces populations, afin qu’elles puissent épouser la dynamique de développement du pays. La finalité pour lui, étant que l’on importe moins de produits, et que, de ce fait les Camerounais consomment de plus en plus la production locale.

Une politique de l’import-substitution également prônée par le docteur Taïga, qui souligne qu’il s’agit aussi de promouvoir le “made in Cameroon”. D’où l’importance, selon lui, de consommer ce que nous produisons et de produire ce que nous consommons.

Aline-Florence Nguini

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