Dialogue social: levier de performance

La 33e session ordinaire du comité de concertation et de suivi du dialogue social, présidée par le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, s’est tenue à cet effet ce 29 juin à Yaoundé.

Ce comité de concertation est une plateforme de consultations et des échanges impliquant le gouvernement, les employeurs et les travailleurs. En effet, si le dialogue social implique forcément la négociation des conditions de travail, il ne se limite pas à cet unique aspect. L’objectif est également de discuter des problématiques liées à une politique économique et sociale donnée, aussi bien au niveau national, régional ou simplement au niveau de l’entreprise. Ceci, de manière informelle ou institutionnalisée.

Objectifs

Exercice démocratique par excellence à l’échelle des entreprises et des syndicats, le dialogue social a pour principal objectif, d’encourager les échanges pour arriver à un consensus entre travailleurs et employeurs. Ce qui favorise un climat social apaisé avec des retombées positives sur les performances économiques. Le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale, s’est félicité dans ce sens, de l’amélioration, récemment, des conditions de travail et de rémunération, grâce au dialogue social, dans le secteur des banques au Cameroun.

Retombées pour les entreprises et l’Etat

 

Concernant les entreprises, le dialogue social sert de levier de croissance à moyen terme et peut amener une amélioration du niveau de performance et des résultats opérationnels. Pour sa part, l’Etat vise prioritairement, à travers le dialogue social, à maintenir la stabilité sociale et à garantir un cadre propice au développement économique du pays. D’où l’exhortation du Ministre du Travail et de la Sécurité sociale : « Les valeurs républicaines qui nous rassemblent, les causes sociales qui retiennent notre attention, sont plus fortes que les incompréhensions passagères. », puis, « Les obstacles passagers qui peuvent se dresser sur notre chemin doivent davantage être perçus comme des opportunités de croissance dans l’engagement.»

À propos du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), Grégoire Owona a assuré que les concertations se poursuivent, tout en soulignant qu’un consensus a d’ores et déjà été dégagé en faveur de sa revalorisation. Ceci, pour le plus grand bonheur de la tranche des travailleurs concernés.

Aline-Florence Nguini

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