Crédit scolaire : ces erreurs à éviter

En cette veille de rentrée scolaire, les professionnels conseillent aux parents de prendre connaissance des modalités qui donnent accès au crédit bancaire avant de s’engager.

Il s’agit là, comme chaque année, d’une période faste pour les institutions bancaires. Ainsi, dans son rapport sur l’évolution des taux débiteurs en zone Cemac au 2e semestre 2019, la Beac reconnaissait que la hausse du volume de crédits aux particuliers au Cameroun au cours de cette période, « s’explique par le nombre élevé de prêts accordés aux particuliers à l’occasion des rentrées scolaires (crédits scolaires) et des fêtes de fin d’année ».

Des besoins réels

La rentrée scolaire constitue, à n’en point douter, un moment stressant pour les parents qui se retrouvent ainsi sous pression face à toutes les dépenses nécessaires pour scolariser leurs enfants. Il s’agit notamment des frais d’achat de fournitures scolaires (tenues de classe, cartables, manuels scolaires), des frais de scolarité et de frais annexes à la scolarité (cotisation d’association des parents d’élèves, frais d’inscription ou de concours). La facture peut monter très haut en fonction du nombre d’enfants à charge. D’où le recours au crédit scolaire qui vient donner un coup de pouce à cette préparation afin qu’elle se déroule plus sereinement.

Une offre aguichante

Plusieurs techniques sont mises en branle pour attirer la clientèle cible: affiches, panneaux publicitaires, Sms promotionnels. Lesquels vous présentent une offre que vous pouvez difficilement ignorer à cause d’éléments flatteurs tels que :
– des taux d’intérêts attractifs : ils se situent autour de 10% du montant emprunté;

– une rapidité dans la réponse et la mise à disposition du crédit. Soit 48h comme délai de traitement de la demande de crédit.

Bref, des campagnes publicitaires de crédit alléchantes qui annoncent une vie en rose. Seulement, une fois le crédit accordé, la réalité peut s’avérer toute autre si vous n’y prenez garde.

Pièges à éviter

Des professionnels conseillent avant tout engagement de tenir compte de certains paramètres parmi lesquels:

– si vous avez plusieurs crédits à rembourser, le montant de vos remboursements mensuels peut être difficile à supporter financièrement;

– le remboursement du crédit augmente les dépenses fixes mensuelles;

– le coût du taux d’intérêt augmente également la totalité du crédit.

Ainsi, si ces paramètres ne sont pas pris en compte, le concerné pourrait se retrouver en situation de surendettement et devra malheureusement faire face à des fins de mois difficiles.

De même, une fois en possession de son crédit scolaire, faire bon usage de l’argent ainsi emprunté. L’expérience ayant montré que si cet argent est utilisé à d’autres fins, comme certains pour financer la construction d’une partie de la maison ou pour mettre sur pied un business qui pourra aider à amortir certaines charges, ce sont les enfants, premiers destinataires qui en payeront le prix. Car ils ne pourront pas avoir tout le matériel nécessaire pour débuter l’année scolaire. Quelques mois plus tard, ils pourront même être tout simplement mis à la porte pour n’avoir pas payé la totalité de la première tranche.

Des conseils qui s’avèrent nécessaires, au moment où la communauté éducative s’apprête pour une nouvelle année scolaire qui débute le 5 septembre prochain au Cameroun.

Aline-Florence Nguini

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