Carrefour Nkoabang : « Nous avons atteint nos objectifs »

L’affirmation est du maire de Nkol-Afamba, Jean-François Ondigui Owona, qui répondait à CRTVweb au sujet de l’opération de Désengorgement du carrefour Nkoabang à Yaoundé.

Opération lancée dans la nuit du 13 au 14 septembre dernier dans cet arrondissement du département de la Mefou et Afamba, région du Centre.

Pouvez-vous nous rappeler dans quelles circonstances survient cette opération dénommée “Commando”?

J.F.O.O: La situation du carrefour Nkoabang est une situation bien connue de tous les usagers de la route, de toutes les populations et même du gouvernement. Car il s’agit de la nationale numéro 10. Elle est aussi une route régionale et même transnationale. Or il se trouve qu’elle connaît en tous temps et en toutes saisons, des embouteillages énormes. Cette question a été discutée au niveau gouvernemental parce que cette route était devenue un frein pour le développement de la sous région. Elle a de ce fait été identifiée comme un point central d’engorgement.

Avez-vous essayé d’approcher les commercants pour éviter les casses?

J.F.O.O: Nous sommes descendus plusieurs fois au carrefour Nkoabang. D’abord pour sensibiliser les populations et les amener à respecter les emprises publiques puisqu’on ne peut pas privatiser une emprise publique en y exerçant du commerce. La requête que les commerçants avait faite était de leur trouver un marché où ils puissent exercer leurs activités. Nous avons trouvé ce marché qui se trouve pratiquement à 1,5 km du carrefour. Mais ils ont replié très rapidement vers la route. Ce qui a aggravé la situation. D’autant plus que certains commerçants déguerpis du marché d’Ekounou ont replié à Nkoabang. Vous aviez donc des embouteillages de pratiquement 4 heures de temps, sachant que le retard c’est une perte pour l’économie.

Cette opération de déguerpissement émane donc des pouvoirs publics?

J.F.O.O: Absolument. Nous l’avons commencée sur instruction du gouvernement. Ceci après avoir tenu une réunion sous l’autorité du gouverneur, avec le préfet, le sous préfet, les forces de maintien de l’ordre et les élites. L’État est venu à notre appui en nous donnant des moyens logistiques. Notamment les forces de maintien de l’ordre, pour que cesse ce désordre qui s’est installé au niveau du carrefour Nkoabang. Les premières casses ont visé un marché illégal qui prospérait au niveau du carrefour Nkoabang, au marché dit “Arrêt bus” qui avait plus de 2 000 commerçants. Ensuite, il a fallu faire le transfert de ces commerçants vers le marché légal.

Une semaine après, pouvez-vous dire que vos objectifs ont été atteints?

J.F.O.O: L’opération avait un double objectif: d’abord rendre le trafic fluide au niveau du carrefour et deuxièmement, la libération des emprises publiques. Nous pouvons dire que nous avons pratiquement atteint ces objectifs sur les trois axes qui ont été identifiés, à savoir: de Nkoabang jusqu’à Mimboman, de Nkoabang jusqu’à ce que nous appelons 10e arrêt qui est en réalité le village de Biteng, et du carrefour Nkoabang jusqu’au niveau de la station d’essence Tradex. Aujourd’hui, nous faisons un ratissage, c’est à dire, pousser les débris pour qu’on puisse les rassembler et libérer les emprises en conséquence. C’est vrai que nous déplorons quelques débordements, mais ce sont des situations inévitables quand il s’agit d’une opération comme celle là qui se fait parfois la nuit. Mais on va gérer tous ces problèmes.

Après le déguerpissement, quelles sont les mesures prises pour éviter le retour des commerçants sur ces emprises publiques?

J.F.O.O: L’État a décidé de nous accompagner car c’est une activité qui ne relève pas seulement de la commune. Nous allons également rencontrer les ministres en charge du Développement urbain et des Travaux publics pour que nous puissions utiliser ces espaces à des fins utiles. Par exemple la création des parkings, des voies de circulation et des jardins. Toutes choses qui rentrent dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations.

Propos recueillis par Aline-Florence Nguini

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