Gaz domestique : croisade contre la surenchère

Une opération est menée dans ce sens par le ministère du commerce depuis quelques jours à Yaoundé.

Il est question de dissuader les commerçants véreux qui seraient tentés par la spéculation ou autres pratiques illicites dans cette filière dont la sensibilité n’est plus à démontrer, explique-t-on du côté du ministère du Commerce qui a déployé ses services départementaux du Mfoundi aux trousses des spéculateurs à l’origine de l’inflation et la pénurie du gaz domestique à Yaoundé, la capitale du pays.

Des ménages sevrés

Depuis quelques semaines en effet, les consommateurs de gaz domestique font face à la pénurie de plusieurs marques dont Tradex, SCTM, Total et Afri Gaz. Mme Sime Elise, ménagère, affirme ainsi: ” J’utilise SCTM. Ça fait une semaine que je suis rentrée au charbon. J’ai cherché le gaz en vain. Parfois on me dit que c’est arrivé et que c’est déjà fini”. Ce manque de gaz est confirmé par certains revendeurs comme Raymond, installé au quartier Nkolndongo: “La pénurie concerne toutes les marques de gaz. Pour le moment par exemple, nous n’avons pas Tradex, SCTM et Afri Gaz”. Il poursuit: “En tant normal, on nous livre toutes les quantités qu’on demande. Mais depuis un certain temps, on nous livre parfois 50, au plus 100 bouteilles pour certaines marques. En moins de deux heures de temps, tout est fini”. Quant aux raisons de ce rationnement, il affirme ne pas savoir grand chose.

Raisons de la pénurie

Certains commerçants dissimuleraient des stocks pour provoquer une pénurie artificielle et susciter une hausse des prix. Contraignant ainsi des consommateurs à débourser parfois la somme de 8 000 FCFA la bouteille de 12,5 kg, au lieu de 6500 FCFA, prix homologué par le ministère du Commerce, sachant que la subvention d’une bouteille de gaz est de 6777 FCFA. Le déploiement du ministère du Commerce dans le département du Mfoundi a ainsi permis la saisie d’une centaine de bouteilles de gaz « pour majoration illicite du prix homologué (6500 FCFA la bouteille de 12,5 kg) ». Le ministère rappelle d’ailleurs aux consommateurs qu’il est mis à leur disposition le numéro « 1502 », numéro d’utilité publique gratuit, pour dénoncer les actes illicites dont ils seraient victimes dans les lieux de commerce.

Aline-Florence Nguini

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