L’intelligence artificielle au service de l’agriculture

C’était le principal enjeu d’une réflexion spatiale qui s’est tenue ce 29 septembre à Yaoundé.

Il s’agissait de la toute première session du Cycle supérieur de formation en intelligence informatique et New Space en Afrique (CSIANA), placée sous le thème : « La gestion durable des terres et agriculture responsable avec l’intelligence artificielle et le New Space».

Importance de l’intelligence artificielle

Selon le Directeur de l’agence française de l’intelligence artificielle qui intervenait en visioconférence, le monde a changé et de nouveaux besoins émergent, d’où la nécessité d’une permanence dans l’espace et dans le temps. En ce qui concerne l’agriculture au Cameroun plus particulièrement, il rappelle que plus de 60% de la population active au Cameroun est directement impliqué dans l’agriculture. Il relève ainsi que grâce à la technologie, de nouvelles manières de travailler sont mises à leur disposition, de nouveaux outils également.

Ainsi, avec l’appauvrissement des sols, une population croissante et des bouleversements climatiques qui peuvent mener à des situations critiques, la mise en place des satellites peut être d’un grand apport. En ce sens qu’ils leur permettraient de mieux planifier la production agricole en leur fournissant des informations sur des aspects aussi variées que le climat, les prévisions sur les cours d’eau ou encore la migration des criquets pèlerins.

Le Cameroun adhère à l’intelligence artificielle

Pour M. Essono, le représentant du ministre des petites et moyennes entreprises, au Cameroun, la question de l’intelligence artificielle a été prise en compte dans le cadre de la stratégie de la SND30. Il affirme ainsi qu’il y est mentionné deux orientations :

-La promotion des Industries manufacturières de produits de grandes consommations ;

-Le rattrapage des technologies rapides. Ce qui ne sera pas évident, relève-t-il, si les opportunités offertes par l’industrie artificielle et le volet spécial ne sont pas capitalisés. Il a dans ce sens salué la présence des chefs d’entreprises qui pour la plupart “ne sont pas suffisamment imprégnés du concept”. Ils pourront en profiter, a-t-il ajouté pour le développement de leurs activités.

Le passage à l’intelligence artificielle

L’industrie spatiale nécessitant d’énormes moyens, les conférenciers proposent que le Cameroun puisse suivre une trajectoire logique en quelques étapes à savoir:

– La formation des chefs d’entreprises avec possibilité de création de nouveaux métiers comme les datas stewards ou les juristes en intelligence artificielle;

– L’évaluation pour savoir ce qui découle de la formation;

– La mise à jour, très importante pour les agriculteurs des zones rurales qui gagneraient aussi à être imprégnés des avantages liés à l’intelligence artificielle.

Ces étapes franchies, le Cameroun serait alors prêt à rejoindre les autres pays africains qui se sont déjà lancés dans l’industrie spatiale comme le Kenya et le Nigeria, et pourquoi pas convoiter la place de leader de ce domaine en Afrique centrale.

Aline-Florence Nguini

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