#Saedel2022 : l’importance de la revalorisation de notre culture

Pour faciliter leur développement, de nombreuses collectivités décentralisées ont opté pour la tradition. Elle a été présentée ce 08 décembre 2022 comme un atout pour l’émergence.

La modernisation ne doit pas faire oublier aux populations camerounaises, leurs origines. C’est ce que l’on peut résumer de la rencontre économique de ce jeudi 08 décembre 2022 sur le site du Salon des Acteurs Economiques et du Développement Local (Saedel) qui se tient depuis le 03 décembre à Kribi.

Placée sur le thème, « Kribi, Carrefour des Cultures », la rencontre de ce jeudi a réuni les garants de la tradition à l’instar de Sa Majesté Roger Mekounde, Chef traditionnel de 3è degré d’Afanmabe et le patriarche Marc Eboumba et de nombreux participants du Saedel.

Pour sa majesté Roger, la coutume est un élément clé du développement. En effet, pour ce chef de 3ème degré du groupement d’Afanmabe, le développement local tient compte de la coutume, raison pour laquelle le Chef coutumier est le collaborateur de l’administration et c’est à ce titre qu’il transmet les doléances des populations vers l’autorité administrative et vice versa. « Si le Chef n’est pas là, l’autorité administrative ne va pas transmettre ces informations et les populations ne vont pas faire connaître leur évolution. »

Privilégier le rassemblement

Considéré comme le véritable frein au développement, la revendication des appartenances tribales continue de diviser les familles. Pour certains participants, toutes les régions du Cameroun connaissent cette réalité: la division des frères pour des revendications stériles.
On comprend mieux pourquoi, Roger Mekounde, Chef traditionnel de 3è degré d’Afanmabe a réitéré ce message : « Non aux bagarres intestines non aux intérêts égoïstes et même égocentriques, au détriment de nos populations. Serrons-nous les mains avec ceux qui viennent chez nous, on leur ouvre les bras, ils nous respectent, on les respecte pour qu’il y’ait la paix l’unité et le développement ».

De son côté, le patriarche Eboumba Marc de la localité de Campo a partagé l’expérience du festival Mbapoo. Un évènement mis sur pied pour rappeler la force de la culture ancestrale dans le développement local et personnel. « Nous avons un ensemble de choses que nous devons revaloriser, notamment notre culture. Ceci parce que les jeunes souffrent dans les villes en essayant de trouver du pain quotidien. Blocages, problèmes de couches de nuit, repas de nuit, etc., autant de tares que la tradition, notamment la culture peut régler.


Jeanne Ngo Nlend

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