#FesticGrassfield: valoriser les richesses culturelles

C’est ce qui a réuni les ressortissants des régions de l’Ouest, du Nord-ouest et du Sud-Ouest à l’esplanade de la mairie de de Yaoundé 6 ce 11 mai à l’occasion de la 1ère édition du festival culturel Grassfields.

C’est une véritable place des fêtes qui a accueilli ce jeudi, le festival dédié à l’aire culturelle des Grassfields à Yaoundé. L’esplanade de la mairie de Yaoundé 6, puisqu’il s’agit d’elle s’est transformée le temps d’une journée, en une foire culturelle. Ceci au plus grand plaisir des visiteurs au rang desquels, le ministre de l’Education de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, le ministre chargé de mission à la présidence de la République, Philippe Mbarga Mboa.

En sa qualité de parrain de cette 1ère édition, Jacques Yoki Onana qui a été par ailleurs fait notable à l’occasion, a salué ce projet ambitieux qui donne à voir les diverses richesses culturelles des régions de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. “Le rassemblement par la culture que nous vivons ce jour, témoigne à suffisance du vivre-ensemble qui règne dans les quartiers de l’arrondissement de Yaoundé 6”, a-t-il déclaré lors de son discours de circonstance.

 

Une fête riche en couleurs

Dès l’entrée de la mairie, le visiteur averti ou non, est accueilli par diverses sonorités. Entre le tintamarre des sifflets et autres des gadgets accrochés sur les poignets et chevilles des danseurs, le battement rythmé des tambours et tam-tams, ainsi que les groupes de danses qui exécutent avec précision des chorégraphies très huilées, pas de doute possible, la fête est annoncée.

À tour de rôle, les groupes de danses traditionnelles vont se succéder sur la place dédiée à l’occasion. Le temps pour chacun des invités d’apprécier les pas spécifiques à chaque tribu représentée ici.

“38 au total”, va annoncer Lucienne Ketchounzo, 3e adjoint au maire de Yaoundé 6 et présidente du Comité d’organisation.

Côté culinaire, rien n’est laissé au hasard. Des feux de bois installés ça et là dans l’arrière cour cuisent les nombreux mets exposés sur les différents tables. Entre le “Eru”, le “Achu”, le “Kondrè” et le “nkui”, il est possible de déguster des beignets faits à base de graines de “Koki”, le “Kati-Kati” et d’autres mets emballés dans des feuilles de bananier.

Les vêtements ne sont pas en reste. Le défilé des autorités traditionnelles et administratives démontre à suffisance, la volonté de valoriser les tissus made in Cameroon. C’est le cas du “ndop”, du “ntougou”, de la peau d’animaux tanée, etc.

L’exposition des pièces de quelques stylistes sera sans doute l’une des plus belles attractions de ce festival.

 

Festic Grassfields

Né de la volonté de fédérer les populations qui vivent dans l’arrondissement de Yaoundé 6, le festival Festic Grassfields sera un rendez-vous annuel du donner et du recevoir à travers une aire culturelle commune, c’est en tout cas ce qu’a précisé l’honorable Judith Yeba Sama Meno, vice-présidente du Comité d’organisation. “Peu importe notre origine, nous avons le devoir de pérenniser nos traditions et de les partager avec ceux qui nous ont accueilli. À Yaoundé, comme ailleurs, nous nous sommes chez nous et nous avons voulu le partager avec tous nos voisins”, a-t-elle conclut.

Jeanne Ngo Nlend

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