Sages-femmes : au cœur de la reproduction

Célébrée chaque 05 mai, la journée internationale de la sage-femme est une occasion de saluer le travail accompli au quotidien par ces experts de la santé de la reproduction.

 

Regine Fotso, infirmière principale spécialisée en Santé de la reproduction à l’hôpital de district d’Efoulan à #Yaounde, a passé la nuit de jeudi à vendredi 05 mai 2023 dans la salle d’accouchement du centre mère et enfant d’Efoulan. En sa qualité de Major, elle a dû s’assurer de la bonne marche des activités ici.

 

Sage-femme à l’hôpital de district d’Éfoulan à Yaoundé depuis environ quinze ans, c’est un métier qu’elle dit aimer depuis son jeune âge. “J’ai tellement apprécié ce travail que la vie a décidé d’en faire mon métier. Et au quotidien, je donne le meilleur de moi», a laissé entendre la spécialiste.

 

Plus qu’un métier, une passion

 

Pour exercer dans ce domaine, il faut beaucoup l’aimer car la sage-femme à pour objectif d’accompagner toutes les femmes qui viennent accoucher. Cela passe donc par des consultations, des prises en charge, des évaluations et le suivi méthodique de l’accouchement.

Ce métier est très délicat, car beaucoup de femmes qui tombent enceintes ne sont pas sensibilisées sur leur nouveau statut.

Ce qui, pour Regine Fotso, est un problème. Elles devraient donc se rendre à l’hôpital pour un bon suivi. “Le suivi ici c’est l’éducation de base et des consultations prénatales. Certaines futures mamans ont des cultures qui n’intègrent pas les conseils de la sage-femme à l’hôpital, du coup, elles se retrouvent entrain d’accoucher soit dans les centres de santé, soit dans les villages”.

 

Elle ajoute d’ailleurs que le fait de ne pas se rendre dans des structures agréés, empêche le diagnostic des complications qui peuvent se déclencher pendant l’accouchement afin de les prendre en charge. Ces complications causent des décès maternelles, des décès néonatales, les hémorragies du post-partum, etc.

D’autres sages-femmes rencontrées ce 05 mai à l’hôpital d’Efoulan aimeraient pour améliorer leur profession, sensibiliser toutes ces jeunes mamans qui sont encore dans les écoles et qui ne savent pas qu’elles porteront une grossesse. “Il faut qu’elles sachent que la grossesse est quelque chose de particulier, par conséquent, elles doivent se rapprocher des spécialistes du domaine pour pouvoir les accompagner jusqu’à la remise de leur bébé. Ce dernier doit être bien portant et la mère également.

 

Les souvenirs du métier

 

« Je garde de très bons souvenirs de cette profession parce que depuis que j’exerce dans ce domaine, quand j’accompagne toutes ces femmes qui viennent en consultation prénatale ou qui viennent accoucher, ces dernières me sollicitent toujours au moment de la venue du bébé”, a déclaré la spécialiste.

 

Certaines futures mamans interrogées disent s’habituer le plus souvent à une sage-femme. Notamment celle qui a suivi une de leur grossesse du début à son terme. Et c’est cette confiance créée qui les amène toujours à la solliciter.

 

Et pourtant, ce qu’une sage-femme peut accomplir, une autre peut également bien le faire. Il suffit de les rencontrer au plus tôt.

 

Aurélie Meyegue (Stagiaire)

 

 

 

 

 

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