Viva-Bénoué: les premières retombées

Il en était question au cours de la 1ère session du comité de pilotage du projet qui s’est tenue ce 2 mai au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire.

C’était sous la conduite du président dudit comité et Secrétaire général du Minepat, Jean Tchoffo, en présence du coordonnateur de ce projet dédié à l’amélioration de la production agricole dans la vallée de la Bénoué, Mahamat Habibou, et du gouverneur de la région du Nord, jean Abate Edi’i.

Enjeux des travaux

Deux ans après l’accord de financement de près de 121 milliards de Fcfa avec la banque mondiale, et la mise en place du cadre institutionnel du projet, la première session du comité de pilotage du Projet d’aménagement et de valorisation des investissements de la Vallée de la Bénoué (Viva-Bénoué) s’est donc tenue avec pour objectif d’aborder les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre et les priorités de l’année en cours.

«L’état de mise en œuvre du projet est en bonne voie, nous avons passé tous les marchés relatives aux travaux d’aménagement agricole. Nous osons croire que d’ici le début du second semestre de l’année, nous allons contractualiser les entreprises qui vont commencer à aménager les espaces qui seront mis progressivement en agriculture par les populations bénéficiaires », relève Jean Tchoffo, président du Comité de pilotage du projet.

Appuis et formations pour les agriculteurs

Notons qu’à terme, ce sont 26 000 agriculteurs directs qui bénéficieront d’appuis et de formations pendant les 7 années d’implémentation. Un nouveau souffle donc pour les populations locales. Adamou Youssoufa, l’un des bénéficiaires du projet reconnaît l’importance de cette formation : « Si vous n’avez pas un bon drainage vous ne pouvez pas avoir l’eau comme il faut. Viva Bénoué a commencé, car à l’heure actuelle, on a un champ qui nous permet de voir avec les techniciens, la technique culturale et les intrants qu’il faut ».

Les parcelles culturales de la vallée de la Bénoué qui regroupent trois arrondissements, s’évaluent à 17 000 hectares de terre arable et irrigable. Le projet Viva Bénoué entend donc favoriser l’exploitation efficiente de ce potentiel pour limiter l’importation de riz blanc, principale culture locale.

Aline-Florence Nguini

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