#WorldPressFreedomDay: adapter la formation aux réalités

C’est l’une des conclusions tirées des échanges entre étudiants en journalisme et journalistes seniors invités à un échange intergénérationnel organisé ce 02 mai 2023 à l’Esstic par Upf-Cameroun et Camasej dans le cadre de la célébration de la 30e édition de la journée mondiale de la liberté de la presse.

 

Chercher l’information, la traiter et la mettre à la disposition du public. C’est le rôle qui revient au journaliste quelque soit la génération à laquelle il appartient. C’est par cette assertion que le Pr Nta à Bitang, Directeur adjoint de l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’information et de la Communication (Esstic), chargé des Etudes, au nom de la Directrice empêchée, a mis un terme à une journée riche en émotions.

“La formation reste donc en ce moment l’essentiel pour offrir les capacités aux apprenants de faire véritablement le metier et pas des genres nés des imaginations de certains car même si chaque génération évolue avec ses spécificités, les fondamentaux ne changeront jamais”, a ajouté l’enseignant en journalisme.

Des échanges francs

Pas de sujets tabous donc lors de ces plateaux variés. Dans le premier panel à savoir celui des pionniers représentés ici par Nkendem Forbinake, ancien journaliste au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune et Jean Vincent Tchinehom, qui comptabilise à ce jour 57 ans d’ancienneté et presqu’autant de postes de responsabilité dans les médias privés et publics du Cameroun et en dehors, il est clair que les opportunités et les chances ne sont plus les mêmes. Jean Vincent Tchinehom en appelle d’ailleurs à la responsabilité de tous pour faire de nouveau de ce métier un gagne pain pour ceux qui le pratiquent.

Pour la journaliste Angela Luh, Directrice régionale Afrique de l’Ouest du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), enregistrée dans la génération des Libertés, “S’il est vrai que les médias sociaux viennent brouiller le message, il reste évident qu’ils n’affectent pas l’avenir du journalisme”. Il faudra donc garder en image que le journalisme est le plus beau métier du monde et qu’il doit survivre à tout. Ce n’est pas Samson Websi, ancien journaliste de la CRTV son binôme de langue anglaise à l’occasion qui dira le contraire.

La génération du millénaire qui a connu l’avènement des nouvelles technologies avec l’arrivée d’internet et ses différents sites, blogs et agence presse, a rappelé que le journalisme a survécu. “Il est inconcevable que les réseaux sociaux viennent détruire ce beau métier. “Les jeunes doivent donc respecter les règles tout en s’appropriant les nouveaux outils comme nous l’avons fait des années avant eux”, va indiquer Suzanne Ngo Lepna, ancien grand Reporter à Cameroon Tribune.

Le digital doit poursuivre la donne

La responsabilité incombe désormais à cette génération digitale de conserver la flamme et faire ressortir comme dans les autres, ses stars , ses icônes, sans détruire le travail fait en amont par les pionniers et renforcé par les différentes étapes.

Un passage à témoin que Paul Joël Kamtchang et Amindeh Atabong pensent avoir réussi. Ils ont d’ailleurs rappelé les nombreuses opportunités qu’offre aujourd’hui, le journalisme digital.

Les objectifs sont donc atteints. C’est le constat fait par le Dr Évelyne Mengue à Koung, présidente de la session Cameroun de l’Union de la Presse Francophone, organisatrice de cette activité.

” Il nous a paru important de venir parler du métier à nos jeunes confrères. Leur rappeler les fondamentaux et surtout leur montrer des icônes, des visages, des signatures qui ont marqué ce métier par le passé. Tout en les rassurant sur le choix qu’ils ont fait en s’y intéressant et en prenant le temps de se former.”

 

Jeanne Ngo Nlend

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