#WorldPressFreedomDay: croisade contre la désinformation

La problématique était au centre d’un séminaire de sensibilisation à l’attention des professionnels des médias ce 3 mai au ministère des Postes et télécommunications.

 

« La désinformation, obstacle aux droits des citoyens à l’accès à la bonne information ». C’est le thème de l’atelier de sensibilisation des professionnels des médias organisé par le ministère des Postes et télécommunications à l’occasion de cette 30e journée mondiale de la liberté de la presse. L’objectif étant d’outiller des praticiens sur les paramètres à prendre en compte pour barrer la voie aux fausses informations.

Participants

 

Expertises des pairs

Divers intervenants ont entretenu les hommes des médias sur la problématique de la désinformation comme grief d’accès à l’information de qualité. L’assistance a par exemple suivi avec intérêt la leçon inaugurale du Pr Daniel Anicet Noah, enseignant de journalisme. Sa communication portait sur « la manipulation de l’information comme obstacle de l’accès des citoyens à la liberté d’expression ». Pour cet expert en communication, il faut se méfier de ceux qui font la communication d’influence qui n’a rien à voir avec les pratiques du journalisme. Il les appelle les « impostures ». Face aux dérives, « Il revient aux journalistes de renforcer leur engagement pour le journalisme de qualité, de se retrouver dans des réseaux de défense de la crédibilité des journalistes. Et d’imposer une masse critique à la société camerounaise, qu’il existe encore des journalistes, qu’il n’y a pas que les influenceurs » a-t-il martelé.

Pr Daniel Anicet Noah


Autres thématiques abordées

La communication sur les Fake News a été animée par Arouna Mfenjou, Digital Access. Ce dernier a exhorté les professionnels des médias à faire preuve de rigueur dans le traitement de l’information. Il propose à cet effet, le recours à la technique de fact-checking à travers des outils tels que Googles images, TinEye où des plateformes comme Africa Check ou AFP. Quant à Chetah Bile, journaliste à la CRTV, sa présentation portait sur la gestion des risques de désinformation. Elle a invité les hommes des médias au sens élevé de vigilance, d’humilité et de professionnalisme.

Différence entre désinformation et mésinformation

Dans son discours de circonstance, la ministre des Postes et télécommunications a clarifié ces deux concepts. « La désinformation, qui ne doit pas être confondue avec la mésinformation, qui elle est involontaire, sans but malveillant, et sans l’intention de manipuler le public, suppose donc la manipulation de  l’opinion publique, y compris la diffamation de personnalités publiques à l’intérieur ou à l’extérieur d’une juridiction donnée » a souligné Minette Libom Li Likeng. Elle a également indiqué pour le déplorer que « la désinformation de nos jours est devenue le produit de modèles commerciaux toxiques sur Internet, conçus pour fausser la démocratie, la cohésion sociale, et le bien-être général des citoyens ».

Minette Libom Li Likeng, Minpostel

Cet atelier modéré par Alain Belibi ancien journaliste vedette de la CRTV, est d’une importance indéniable pour les acteurs de la presse, en vue d’un meilleur exercice de leur profession afin de se démarquer de ceux qui se sont improvisés dans le métier.

@zra_dieudonne

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