Affaire Hervé B : un collectif d’avocats saisi

Des présumées victimes accusent cet homme d’affaires d’une quarantaine d’années de séquestration, viols, homosexualité, pédophilie et autres violences.

 

Depuis quelques jours, l’association « Universal Lawyers and human rights defence » basée à Douala a été contactée par deux femmes. Celles-ci, ont apporté à son appréciation, des cas d’abus qu’elles auraient subis il y’a peu, d’un certain Hervé B., vivant à Douala.
Si le contenu exact des échanges entre les plaignantes et le collectif n’a pas été dévoilé pour des raisons de déontologie, il n’en demeure pas moins que les actes reprochés au présumé coupable, sont assez graves.

D’après Me Guy Olivier Moteng, porte-parole de cette association, l’heure est à l’écoute des clientes et à la récolte des preuves qui serviront le cas échéant à une poursuite judiciaire. « Nous avons été contacté comme par le passé avec des affaires comme celle Koumatékel, Malika ou encore Camrail, pour essayer de rétablir le droit et c’est ce à quoi nous allons nous atteler une fois que nous aurons toutes les données. », assure l’avocat.

 

La toile s’est embrasée

Tout est parti d’un post publié en date du vendredi 19 janvier 2024 par un lanceur d’alerte camerounais incriminant le nommé Hervé B., d’une agression à l’aide d’une arme à feu sur deux jeunes filles. On peut alors lire sur ledit post, la violence de cette altercation qui a connu une fin heureuse grâce à la présence d’un chauffeur de mototaxi.
Très vite, des témoignages similaires vont inonder la toile. Que ce soit sur les plateformes digitales Facebook, Tik tok ou encore Youtube des particuliers ou des communautés, de nombreuses vidéos et témoignages incriminant celui que les internautes qualifient de « prédateur sexuel » vont faire carton plein.

La députée du PCRN, Nourane Foster a également fait un post Facebook sur le sujet. Relatant avoir été approchée par deux jeunes femmes apeurées à la suite d’une agression selon le processus sus-indiqué. La députée aurait conseillé aux victimes de déposer une plainte en bonne et due forme auprès des autorités compétentes.

 

Une action juridique possible

Selon Me Guy Olivier Moteng, ces nombreuses dénonciations anonymes, même sans la présentation physique des présumées victimes, peuvent donner lieu à une action juridique intentée par l’administration ou la justice. «Les victimes peuvent porter plainte ou faire des citations directes afin d’engager une procédure en bonne et due forme Avec tout ce que nous voyons sur la toile, il n’est plus possible d’ignorer cette affaire. »

 

Jeanne Ngo Nlend

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