MINTP : rendre traficables tous les axes routiers

C’est la principale prescription du ministre des Travaux publics à ses collaborateurs au terme des travaux de la Conférence semestrielle des services centraux et déconcentrés de son département ministériel, élargie aux structures sous tutelle, ce 25 janvier à Yaoundé.

Les travaux qui ont duré deux jours ont permis aux différents participants de partager des connaissances susceptibles de les aider dans la recherche de plus d’efficacité dans leur travail quotidien. A cet effet le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, a demandé que l’accent soit mis sur l’optimisation de l’utilisation des moyens disponibles.

Eviter les ruptures de trafic

Pour le ministre des Travaux publics en effet, « Nous avons un réseau de 121 873 km, on ne va pas dire qu’en un tour de bras, on va bitumer ce réseau ». Emmanuel Nganou Djoumessi estime en revanche que, «Nous pouvons travailler pour que tous les axes routiers de ce réseau soient traficables quelque soit la saison ». 

Ainsi qu’ils soient bitumés ou en terre, que l’usager puisse aller d’un point à un autre avec une vitesse de circulation d’un peu plus de 60km/h. « Là nous allons dire que l’état du réseau est bon », affirme le ministre.

Avec près de 2500 km de nouvelles routes bitumées ces cinq dernières années, regrettent certaines images « particulièrement douloureuses de certains axes de notre réseau qui noyaient les efforts faits par le gouvernement ». Il cite ainsi par exemple des bourbiers sur les axes Mora-Dabanga-Kousseri; Douala-Bonepoupa; Batouri-Yokadouma-Moloundou ou encore Ebolowa-Akom2-Kribi. Il est donc question pour le membre du gouvernement de rompre avec ces images qui donnent l’illusion que l’état du réseau routier est mauvais.

Des travaux en marche

Selon le MINTP, plusieurs efforts sont d’ores et déjà fait dans ce sens. Notamment avec l’axe Ngaoundéré-Garoua dont la structuration de la réhabilitation est en cours et avance convenablement. S’agissant de l’axe Bekoko-Nkongsamba-Pont du Nkam, il affirme que l’entreprise est déjà connue et que des recherches ont été entreprises pour un financement avec la Banque africaine de Développement pour réhabiliter cette infrastructure. 

Parlant de l’axe Batouri -Yokadouma-Moloundou (356 km), celui-ci est en cours de préparation pour la construction. Le ministre affirme à cet effet avoir instruit que l’examen qui sera fait du dossier de consultation d’entreprise, prenne en compte le recours aux matériaux géosynthétiques, car plus performants par rapport aux matériaux classiques et en même temps moins chers.

Un suivi méticuleux préconisé

Pour une meilleure réalisation des projets ainsi identifiés, le Mintp a insisté sur le suivi des travaux routiers en indiquant que le guide de l’ingénieur du suivi, en vigueur au ministère des Travaux publics depuis quelques déjà, doit rester la boussole. « Quand l’ingénieur descend pour suivre les travaux, que recherche-t-il? Comment doit-il rendre compte de ce qu’il a vu ? Il s’agit là d’accompagner la mission de contrôle à lever des éventuels obstacles », a-t-il précisé.

De même qu’il insistera sur le traitement des décomptes en guichet unique. « Il est hors de question que qui que ce soit : ingénieur, mission de contrôle, chef d’entreprise, examine ou discute des décomptes dans un bureau. Les décomptes s’examinent en réunion de chantier sur une table pour être validés ou rejetés ».

Après cette première rencontre annuelle, le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi a fait savoir que l’évaluation de la mise en œuvre de ces différentes recommandations aura lieu dans six mois.

Aline-Florence Nguini

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