Vers l’effectivité d’un Fonds de solidarité nationale au Cameroun

Le ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene, a procédé aux travaux de lancement y relatifs ce 15 janvier à Yaoundé en présence des partenaires au développement.

 

Au fil des années, le nombre de personnes vulnérables augmente sans cesse ainsi que les moyens de leur encadrement. Le ministère des Affaires sociales qui est le bras séculier de l’État en la matière ne peut lui seul répondre à leurs préoccupations. D’où l’idée de la création d’un Fonds de solidarité nationale qui remonte à 2005 afin de mobiliser davantage de ressources financières. Selon les statistiques du ministère des Affaires sociales, les personnes déplacées internes représentent le plus grand nombre de sujets vulnérables avec 23,12 % de dossiers enregistrés suivis des enfants  avec 19,98%. 

Objectifs et cibles du Fonds

D’après le ministre des Affaires sociales, il est question de faciliter l’accès des personnes vulnérables aux ressources productives à travers la mobilisation communautaire et le partenariat. « Nous devons évoluer de l’assistance sociale à l’entrepreunariat social » a souligné Pauline Irène Nguene à cet effet. Dans ce sens, 136 millions de F ont été déjà alloués pour le financement de 113 projets d’activités rentables au profit des personnes handicapées sur l’ensemble du territoire national. Entre autres sources de financement du Fonds de solidarité nationale :

– la contribution du budget de l’Etat;

– l’appui des collectivités territoriales décentralisées;

– les dons, legs et appels à générosité lors de la semaine de la solidarité nationale. 

Les principales cibles sont les personnes déplacées internes, les enfants, les personnes indigentes et nécessiteuses, les personnes handicapées et les migrants.

Participants


Défis d’implémentation

Les concertations entamées ce lundi entre le ministère des Affaires sociales et les partenaires au développement font ressortir de nombreux défis. Les différents acteurs sont appelés à définir la nature institutionnelle, les missions et les modalités de mise en place du Fonds de solidarité nationale.  Par exemple, énoncer au terme des discussions qui se poursuivent s’il s’agira d’un Fonds d’assistance publique ou plutôt d’un Fonds d’investissements sociaux pour l’insertion économique et l’autonomisation des personnes vulnérables. En plus, les parties prenantes devront également relever le défi de mobilisation des resources financières et définir l’organe de gestion. 

Cette concertation autour du Fonds de solidarité nationale s’inscrit  dans le cadre de la 7e semaine de la solidarité nationale et de l’entrepreunariat social lancée le 10 janvier 2024 par le ministre des Affaires sociales. 

Dieudonné Zra (@zra_dieudonne)

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